Life

Les plus vieux fossiles de la planète ont 3,4 milliards d'années

Slate.fr, mis à jour le 22.08.2011 à 17 h 40

Paramécie au microscope/Giuseppe Vago via Flickr CC.

Paramécie au microscope/Giuseppe Vago via Flickr CC.

La vie sur terre est bien apparue il y a près de 3,5 milliards d'années. Une équipe de géologues autrichiens et britanniques a ainsi mis au jour des fossiles datant de 3,4 milliards d’année, les plus vieux jamais découverts, rapporte le New York Times.

Les chercheurs ont ainsi découvert des organismes unicellulaires fossilisés dans du grès, sur un site de l’Ouest australien. Il y a 3,4 milliards d’années, l’endroit était une plage de l’une des quelques îles ayant émergé des océans. La planète de cette époque n’avait pas grand-chose à voir avec celle d’aujourd’hui. Le New York Times explique:

«L’orbite de la Lune était beaucoup plus basse et générait d’énormes marées. L’atmosphère était remplie de méthane.»

Cette découverte suggère que la vie s’est développée sur la Terre très vite après le Grand bombardement tardif, une époque cataclysmique durant laquelle les planètes du système solaire entraient régulièrement en collision avec des astéroïdes. Ce chaos aurait néanmoins permis de «fertiliser» la surface de la Terre et créer ainsi les conditions qui ont permis à la vie de se développer. «En absence d’oxygène, la créature se nourrissait de composés de sulfure», précise le journal new-yorkais.

L’équipe de scientifiques codirigée par les professeurs David Wacey de l’université d’Australie de l’Ouest et Martin D. Brasier de l’université d’Oxford, a publié les détails de la découverte dans un article paru dimanche 21 août 2011 dans la revue Nature Geoscience.

Les découvertes de ce type font régulièrement débat car certains fossiles se sont avérés n'être que des aspérités de la roche ou des phénomènes non-biologiques. En 1993, le professeur Schopf de l’université de Californie aurait découvert un fossile vieux de 3,465 milliards d’année, soit 65 milions d’années de plus que celui trouvé cette année. Toutefois, Martin D. Braiser a «remis en cause cette découverte» en déclarant qu’il s’agissait d’un phénomène minéral non-biologique.

Selon Popular Science, l’étude de ce fossile pourrait avoir des retombées positives sur l’exobiologie. «Si la vie existe, ou a existé, ailleurs dans le système solaire, il se pourrait qu’elle ressemble à cela», estime le magazine scientifique. «Ce genre de chose pourrait-il exister sur Mars? C’est tout à fait concevable», assure Martin Braiser.

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