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Au casino, le jeu de baccarat attire les tricheurs

Slate.fr, mis à jour le 18.08.2011 à 12 h 12

Sean Connery dans «James Bond 007 contre Docteur No» (United Artists).

Sean Connery dans «James Bond 007 contre Docteur No» (United Artists).

Ces dernières années, de nombreux casinos ont perdu des millions de dollars à cause de triches au baccarat. Entre les pitreries du «Cutters syndicate», un groupe d'arnaqueurs qui distrait le croupier pour mieux faire sauter la banque et un groupe de Chinois qui pirate les machine triant les cartes, ce jeu a attiré beaucoup d’habiles tricheurs, selon le magazine Popular Science.

Peu répandu en raison de ses origines aristocratiques et de mises de départ élevées, le baccarat, popularisé par Sean Connery dans le film James Bond 007 contre Dr. No, est pourtant assez  facile à jouer. Dans sa variante la plus connue, le «punto banco», les joueurs parient sur les mains de la banque et des autres joueurs (une main comprend 2 ou 3 cartes). La valeur d’une main correspond à l’addition des unités de chaque carte, et celui qui est le plus près de 9 emporte la mise, sachant que les têtes valent 0 et que l’as vaut 1. A priori le baccarat n’exige donc  pas de compétences particulières… à moins que l’on veuille tricher.

Le groupe des «Cutters» a par exemple exploité les traditions qu’il y a autour du jeu. Il existe en effet beaucoup de rituels et de gestes superstitieux au baccarat et que les casinos autorisent, comme souffler sur les cartes ou les plier. En caressant superstitieusement le tas avec leurs doigts, les «Cutters» sont ainsi parvenus à filmer les cartes qui vont sortir à l’aide d’une caméra cachée sous leur manche.

«C’est stupide que cela soit autorisé. Les fous contrôlent l’asile», a expliqué à Popular Science un consultant en sécurité qui a voulu rester anonyme. Mais quand des millions sont mis en jeu par ces «fous», les gérants de casinos, toujours un peu serrés question budget, se doivent d’être indulgents envers ces pratiques. Ils sont d'autant plus enclins à accepter ces fantaisies que les casinos  font une grosse partie de leur recette avec le baccarat, comme le rappelle le magazine américain BusinessWeek.

En termes de probabilités, le casino a normalement au baccarat un avantage certain sur les parieurs puisque, pour 100 dollars gagnés, il ne donne que 1 dollar aux joueurs. Bill Zender, un consultant pour casinos, montre néanmoins dans une étude datant de 2009 que, quand le nombre de mains jouées augmente, l’avantage du casino diminue.

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