Economie

Perte du triple A: la France prochaine sur la liste?

Slate.fr, mis à jour le 08.08.2011 à 12 h 31

Au lendemain de l'annonce de la dégradation de la note de la dette américaine par Standard and Poor's, petit tour d'horizon des informations et analyses économiques les plus instructives:

«Pour moi, la France n’est pas un pays AAA»

[Bloomberg] Selon des économistes et investisseurs cités par l’agence, la France est la prochaine sur la liste des pays qui perdront leur note triple A. «Pour moi, la France n’est pas un pays AAA», explique un analyste de la banque UBS. Interviewé dimanche sur France Info, le chef économiste pour l’Europe de Standard and Poor’s, Jean-Michel Six, a lui rappelé que la perspective de l’agence sur la note française était «stable».

La dégradation des Etats-Unis par S&P est «infondée»

[The Economist View] C’est ce qu’affirme David H. Levey, le responsable des notes de dette souveraine chez Moody’s de 1985 à 2004, quatre raisons à l’appui: «le dollar américain demeure la monnaie dominante au niveau mondial», «les bons du Trésor américains […] vont dans un futur proche demeurer des actifs de choix pour les investisseurs mondiaux cherchant la sécurité», «une prise de conscience de la crise fiscale est en train d’émerger et d’influencer Washington», «le rôle global du dollar et la position central du marché américain des obligations rendent en quelque sorte des ratios de dette élevés plus compatibles avec une notation AAA que pour les autres pays».

Timothy Geithner reste à son poste

[Los Angeles Times] Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, sur qui courent régulièrement des rumeurs de départ, reste finalement à son poste, qu’il devrait au moins occuper jusqu’à l’élection présidentielle de novembre 2012. Le quotidien californien rappelle qu’il est le dernier membre de l’équipe économique originelle d’Obama à rester en poste.

L’homme le plus riche du monde enchaîne les pertes

[Bloomberg] Les temps sont durs aussi pour les milliardaires. L’agence de presse rapportait ainsi jeudi soir que le milliardaire mexicain Carlos Slim, l’homme le plus riche du monde, a perdu environ 6,7 milliards de dollars depuis le début de la semaine. L’homme d’affaires a été touché par la chute des marchés financiers mais aussi par le retrait de l’indice principal de la Bourse de Mexico de trois de ses entreprises.

Il y a quarante ans, un autre séisme financier américain

[BusinessWeek] Hasard du calendrier, on «célèbre» cette semaine les quarante ans d’un autre événement financier d’ampleur venu des Etats-Unis: l’annonce par Richard Nixon, le 15 août 1971, de la fin de la convertibilité du dollar en or. Un épisode que relate BusinessWeek, selon qui cette décision «trouve toujours écho en Grèce, en Irlande et aux Etats-Unis» aujourd’hui.

Une banque américaine applique un taux d’intérêt négatif

[The Wall Street Journal] Signe de la ruée sur les placements jugés les plus sûrs, le Wall Street Journal révélait la semaine dernière qu’une banque américaine, Bank of NY Mellon, a annoncé à ses grands clients qu’elle leur prélèverait désormais des intérêts pour garder de l’argent sur des comptes courants. Ce qui équivaut, dans les faits, à appliquer un taux d’intérêt négatif à ces sommes…

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