Économie

En fait, Dow Jones va très bien

Temps de lecture : 2 min

Un trader se réjouit alors que l'indice Dow Jones approche les 10.000 points à la Bourse de New York, le 14 octobre 2009. REUTERS/Brendan McDermid
Un trader se réjouit alors que l'indice Dow Jones approche les 10.000 points à la Bourse de New York, le 14 octobre 2009. REUTERS/Brendan McDermid

La Bourse de New York a fini la séance du jeudi 4 août sur une très forte baisse de plus de 4,3% de l'indice Dow Jones, qui a abandonné 512,76 points à 11.383,45 points dans la foulée de la chute des Bourses européennes, qui a notamment vu le CAC 40 perdre 3,90% à la Bourse de Paris, sa neuvième séance de baisse d'affilée. Le Nasdaq, l'indice qui regroupe les valeurs technologiques, a lui lâché 5,08%.

Une telle chute de Wall Street ne s'était plus produite depuis la crise financière de 2008 et fait pour l'instant de 2011 une année «négative», l'indice ayant perdu 1,67% depuis le 1er janvier. Une baisse qui reflète l'inquiétude des investisseurs sur la conjoncture américaine et la crainte d'une nouvelle récession après celle de 2009, phénomène connu sous le nom de double dip («double plongeon»).

Heureusement, pendant ce temps-là, dans la petite ville d'Alma, dans l'Arkansas, à plus de 2.000 kilomètres de la Bourse de New York, Dow Jones se sent tout à fait en forme, rapporte DealBook, le blog finance du New York Times, qui s'accorde un peu de légèreté devant l'actualité économique plombante sous le titre «Ce Dow Jones va très bien, merci». Car le Dow Jones en question est un vieux monsieur qui, d'après l'état-civil (lui refuse par coquetterie de donner son âge), est né en 1919, et est donc âgé de 92 ans. Soit vingt-trois de moins que son homonyme (officiellement Dow Jones Industrial Average), créé lui en 1996.

L'homme a dit au journal que contrairement à son homonyme il passait «une merveilleuse journée! Je suis vivant, au moins». Il est resté tout ce qu'il y a de plus poli avec le reporter qui l'a appelé, même s'il a passé sa vie à entendre des blagues sur son nom («Dow» n'est pas un surnom ni un pseudonyme). Il a également expliqué qu'il ne détenait pas d'actions mais avait «sa propre Bourse», la religion, le Seigneur ayant été «bon avec lui».

DealBook n'a en revanche pas précisé si Dow Jones vivait route Dow Jones, à Alma. Quant à nos investigations pour retrouver trace en France d'un monsieur CAC 40, elles sont pour l'instant restées infructueuses.

Slate.fr

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