France

Quand Borloo ne disait pas non à une alliance avec le FN

Temps de lecture : 2 min

Jean-Louis Borloo, le 18 décembre 2007

Alors que Jean-Louis Borloo se présente aujourd’hui comme un fervent opposant au Front national, l’Express, sous la plume de David Doucet, ressort de vieux dossiers.

En 1993, Jean-Louis Borloo, alors maire de la ville de Valenciennes, aurait été prêt à s’allier au FN, comme en témoignent ses propos dans une interview parue dans l’hebdomadaire d'extrême droite Minute:

«Personnellement, j'ai des rapports corrects avec les gens du FN de ma région, et je ne serais pas contre. Mais s'il devait y avoir des alliances, il faudrait que toute la droite suive. Celui qui prendrait cette initiative tout seul se ferait descendre politiquement.»

De plus, selon l’ex-gendre de Jean-Marie Le Pen et conseiller régional du Nord en 1992, Borloo aurait été prêt à passer un accord avec le FN, afin que «la région ne bascule pas à gauche». L'accord aurait «achoppé (...), mais Borloo était d'accord sur le principe», affirme Jean-Pierre Gendron à L'Express. (Jean-Louis Borloo a toujours expliqué au contraire avoir refusé de devenir président de région avec les voix du FN.)

Pour David Doucet, la poussée actuelle du Front national avec Marine Le Pen et l’essor de la Droite Populaire au sein de l’UMP illustre une «nouvelle perméabilité idéologique», dans un contexte où la question «brûlante» des alliances avec le FN se repose.

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