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Sans accès aux nouvelles technologies, on déprime

Slate.fr, mis à jour le 26.07.2011 à 18 h 22

psychedelia, Aneek Bangabash, wikimedia.

psychedelia, Aneek Bangabash, wikimedia.

Vous êtes pris d'un tic nerveux quand vous devez passer une heure au restaurant sans pouvoir regarder votre smartphone? Une panne d'Internet à la maison un peu trop longue vous ferait envisager un déménagement temporaire? Vous êtes proche de la crise de panique quand le message «batterie faible» s'affiche et que vous n'êtes pas proche d'une source d'électricité? Vous n'êtes pas seuls, ô drogués des nouvelles technologies.

53% des Britanniques se sentent mal quand ils n'ont pas accès à Internet, et 40% se sentent seuls quand ils ne peuvent pas se connecter, rapporte un sondage conduit par une entreprise de recherche consommateur (mi-juillet, on apprenait déjà qu'une connexion lente à Internet faisait partie des choses les plus énervantes pour les Britanniques).

L'entreprise a questionné plus de 1.000 personnes âgées de 18 à plus de 65 ans sur leur vie numérique, leur demandant notamment de passer une journée sans aucune technologie, rapporte le Telegraph.

Un participant explique que la douleur de passer une journée sans être connecté à équivaut à se «faire couper la main», tandis que de nombreux autres ont «triché» en regardant la télé ou en écoutant la radio à la place, parce qu'ils ne les considéraient pas comme faisant partie de la «technologie». Le Daily Mail ajoute que certains participants ont comparé cette séparation temporaire à l'arrêt de la cigarette ou de l'alcool.

De façon peu surprenante, le mini-sevrage a été plus difficile pour les jeunes que pour les autres.

Ce sondage vient confirmer une autre étude, menée quelques mois auparavant par un centre de recherche de l'université du Maryland, qui avait suivi les réactions de 1.000 étudiants à travers le monde après une journée sans aucun média (incluant Internet, les jeux, les shows télévisés, leur téléphone portable...).

Les étudiants des 10 pays sondés ont tous ressenti de la détresse, un sentiment d'isolation, de confusion, d'ennui et même d'addiction pendant leurs 24 heures sans technologie, rapportait alors Ars Technica. Les étudiants américains et chinois étaient les plus touchés par ce sentiment d'addiction (23 et 22%), tandis que les élèves argentins ont été les plus nombreux à dire avoir échoué à cette expérience.

Un Argentin a dit s'être «senti mort» sans accès aux technologies, une Américaine s'est comparée à une droguée au crack en manque, et un Libanais a dit que l'expérience «le rendait malade».

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