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Comment créer des tessons de bouteille moins dangereux?

Slate.fr, mis à jour le 01.08.2011 à 10 h 16

shard, quinn.anya via Flickr, CC-Licence-by

shard, quinn.anya via Flickr, CC-Licence-by

L'université de Leicester a récemment conduit une étude visant à mieux comprendre quelle force est nécessaire pour planter quelqu'un à l'aide d'une bouteille cassée, relate le magazine Wired UK.

Le but de l'étude était au départ d'en «utiliser les résultats pour mieux traiter les affaires criminelles au cours desquelles il y a eu une “utilisation impulsive” d'une bouteille cassée comme une arme». Les chercheurs ont aussi constaté que leurs résultats pourraient aider à la fabrication d'un verre dont les tessons seraient moins dangereux.

Selon le magazine, il n'y avait jamais eu d'étude précise sur le sujet, et on ne savait pas exactement quelle force était nécessaire pour créer quelle blessure.

L'équipe de recherche, menée par le doctorant Gary Nolan, a examiné les impressions laissées par un tesson de bouteille sur une peau synthétique, faite de mousse et de gomme de silicone. Les chercheurs ont déduit de leurs expériences un système de classification, prenant en compte la géométrie de la surface pointue et la manière dont elle affecte la pression à donner pour percer la peau synthétique.

Selon Gary Nolan sur le site de l'université, «l'étude fournit les premières données sur les forces de pénétration des tessons de verre, et illustre la manière dont cette pénétration est différente de celle d'un couteau».

«Si certaines bouteilles ont le même coefficient de pénétration que les couteaux, grâce à la géométrie du tesson, la plupart requièrent beaucoup plus de force, ce qui suggère que la plupart des accidents ayant pour cause des attaques avec un tesson nécessitent beaucoup plus de force que quand ils ont pour cause des coups de couteau.»

Pour Sarah Hainsworth, professeure en ingénierie des matériaux qui a aussi participé à l'étude, le but est aussi de créer du verre moins dangereux s'il est cassé.

«Nous travaillons désormais avec le Réseau de transfert d'informations sur les matériaux et l'Institut des matériaux, minéraux et exploitations minières pour utiliser les découvertes de la recherche et créer des standards afin de fabriquer des pintes plus sûres. Nous sommes aussi en train de voir comment nous pourrions travailler avec l'industrie du verre, pour développer de nouvelles manières de travailler le verre, qui se fracturerait en des tessons moins dangereux.»

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