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7 expériences scientifiques immorales mais révolutionnaires

Slate.fr, mis à jour le 25.07.2011 à 15 h 43

Day 118 / Okko Pyykko via Flickr CC License By

Day 118 / Okko Pyykko via Flickr CC License By

Quelles découvertes scientifiques nous attendraient si l'on était prêts à vendre notre âme? C'est la question que le magazine Wired se pose dans son magazine de juillet, arguant que l'on pourrait élucider ou résoudre certaines de nos plus grandes interrogations si l'on acceptait que des chercheurs tordent le cou à la morale: Nature ou culture? Qu'est-ce qui cause les maladies mentales? Comment les singes ont évolués en hommes?

Le magazine détaille sept expériences qui permettraient de répondre à ces questions, mais qui sont complètement immorales... Et de conclure:

«Ne tentez pas ces expériences à la maison –ni autre part, d'ailleurs. Mais ne prétendez pas non plus que vous n'aimeriez pas connaître les secrets que ces expérimentations révèleraient.»

1. Séparer des jumeaux à la naissance

Une idée toute simple: séparer des jumeaux à la naissance, puis contrôler totalement l'environnement de chacun. Et une expérience qui pourrait permettre de comprendre le rôle de la culture et de la nature dans l'évolution d'une personne.

Quelques études ont suivi des jumeaux séparés assez jeunes, généralement après avoir été adoptés, mais elles n'ont pas pu contrôler rétroactivement tous les aspects de leur vie. Alors que si des futures mères de jumeaux étaient recrutées avant la naissance, les chercheurs pourraient choisir quels facteurs ils veulent explorer puis construire des maisons tests pour les enfants et s'assurer que tous les aspects de leur éducation soient contrôlés et mesurés...

Une perspective glaçante mais qui permettrait par exemple aux psychologues du développement d'expliquer pourquoi des jumeaux élevés ensemble peuvent être si différents, et d'autres élevés séparément se ressembler énormément.

2. Echanger des embryons entre obèses et femmes minces

Si des femmes acceptaient pour la science d'échanger leurs embryons avec d'autres femmes (chacune portant l'enfant d'une autre), on pourrait apprendre des choses extraordinaires.

L'épigénétique, qui cherche à comprendre comment nos gènes sont altérés par notre environnement, est notamment ralentie par un problème: la plupart des influences épigénétiques les plus importantes se déroulent alors que nous sommes encore in utero. Par exemple, des études ont montré que les enfants de mères obèses avaient 4% de masse grasse en plus que les autres, mais sans pouvoir définir dans quelle mesure ce surpoids était génétique ou épigénétique.

Si l'on transférait l'ovule fertilisé d'une mère obèse dans l'utérus d'une mère mince et vice-versa, on pourrait en savoir plus.

Pour découvrir les 5 autres expériences aussi moralement répréhensibles que scientifiquement intéressantes, direction Wired.

 

 

 

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