Monde

Scandale en Angleterre: le Wall Street Journal contre-attaque

Temps de lecture : 2 min

Capture d'écran de newsoftheworld.co.uk
Capture d'écran de newsoftheworld.co.uk

Alors que le scandale News of the World a entraîné la démission du chef de Scotland Yard et du patron du contre-terrosime britannique, et se rapproche de plus en plus du Premier ministre britannique David Cameron et de Rupert Murdoch, ce sont désormais les grands journaux anglo-saxons qui s’échangent des amabilités autour des standards journalistiques et de déontologie.

Dans un long éditorial non signé daté du lundi 18 juillet, le Wall Street Journal, qui appartient au groupe News Corporation de Rupert Murdoch tout comme le défunt tabloïd au cœur du scandale, répond aux «politiciens et aux médias qui utilisent les écoutes téléphoniques qui ont eu lieu il y a des années dans une filiale britannique de News Corp. pour attaquer le [Wall Street] Journal, et injurier la liberté de la presse en général».

Et la plume anonyme du quotidien de Wall Street n’hésite pas à citer les médias auxquels il fait allusion:

«Les politiciens qui se plaignent de l’influence des médias sur la politique sont les mêmes qui lorgent sur leur soutien depuis longtemps. L’idée que la BBC et le Guardian n’essayent pas d’influencer les affaires publiques, et n’inclinent pas leur couverture de l'actualité pour le faire, ne tient pas debout.»

Le Guardian, la cible privilégiée de l’éditorial, y est également condamné pour donner des «leçons de standards journalistiques» alors qu’il a collaboré avec Julian Assange lors de la publication des télégrammes diplomatiques de WikiLeaks.

La réponse du média britannique ne s’est pas fait attendre, et elle est venue du correspondant du Guardian à New York, Ed Pilkington:

«A la fin d’un week-end au cours duquel Murdoch et plusieurs dirigeants de News Corporation se sont excusés pour les agissements illégaux de News of the World, l’éditorial du Wall Street Journal prend une posture radicalement opposée.»

Pilkington déplore notamment que le Wall Street Journal ne donne aucune preuve tangible quand il avance que le Guardian «veut faire croire à ses lecteurs que les excès d’un tabloïd salissent des milliers de journalistes de New Corp. à travers le monde».

Le Wall Street Journal, qui a été racheté par News Corporation en 2007, est le journal le plus vendu des Etats-Unis.

Slate.fr

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