Culture

Quel futur sans Harry Potter?

Slate.fr, mis à jour le 13.07.2011 à 11 h 54

Zoom sur l'affiche du film Harry Potter et les Reliques de la mort, 2e partie.

Zoom sur l'affiche du film Harry Potter et les Reliques de la mort, 2e partie.

Le dernier Harry Potter, huitième (et ultime) film de la saga sort ce mercredi 13 juillet en France. La BBC a interrogé «les trois David» (David Heyman et David Barron, producteurs, et David Yates, réalisateur des quatre derniers films de la saga) sur leur vision du futur sans le héros magicien.

David Heyman a monté sa maison de production au Royaume-Uni, Heyday Films, en 1996, après avoir travaillé avec la compagnie Warner Bros. et United Artist. Il «voit cela non comme la fin, mais comme la fin du début»: sa compagnie avait déjà produit plusieurs films comme Je suis une légende (I Am Legend, 2007), avec Will Smith en star principale. Il travaille actuellement sur le film Gravity, réalisé par Alfonso Cuarón (qui avait dirigé Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban), dans lequel jouent George Clooney et Sandra Bullock.

«David Yates […] admet qu'il connaîtra peut-être “un passage à vide” maintenant que les films sont finis. “Ça aura été dur, physiquement et mentalement, de faire ces quatre films les uns après les autres, mais c'était vraiment bien.”»

Pour David Barron, producteur à la Warner Bros., le «studio survivra sans aucun doute à la perte de son gagne-pain principal». Le prochain film du réalisateur Christopher Nolan a déjà été annoncé (The Dark Knight Rises, pour 2012), ainsi que Dark Shadows, de Tim Burton et avec Johnny Depp, ou encore la première partie du film The Hobbit, préquelle au Seigneur des Anneaux, de Peter Jackson.

Que les lecteurs ne soient pas —trop— déçus: si J. K. Rowling a bien annoncé qu'elle n'écrirait plus de livres mettant en scène Harry Potter, elle va tout de même publier des œuvres dérivées (spinoffs), la première étant Les Contes de Beedle le Barde, parue en 2008.

Enfin, les lecteurs vraiment en manque pourront lire les (très) nombreuses fanfiction créées par les internautes. «Au moment présent, la fanfiction est toujours l'équivalent culturelle de la matière sombre: c'est presque totalement invisible du grand public, mais en même temps extrêmement massif. […] La section Harry Potter [en anglais], par exemple, compte plus de 527.000 entrées», précise le Time.

Même si certains auteurs comme George R. R. Martin, créateur de la série Le Trône de fer (qui a inspiré la chaîne HBO pour Game of Thrones), considèrent les personnages «comme [leurs] enfants», et n'aimeraient pas voir n'importe qui s'en emparer, «les personnages d'un écrivain sont ses enfants, mais même les enfants doivent grandir un jour et désobéir à leurs parents».

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