France

La France se lance dans l'énergie éolienne en mer

Slate.fr, mis à jour le 12.07.2011 à 9 h 51

Eoliennes sur le banc Thornton/Hans Willewaert via Wikimedia Commons

Eoliennes sur le banc Thornton/Hans Willewaert via Wikimedia Commons

Ce lundi 11 juillet marque une date symbolique dans l’avancée de la France sur le terrain des énergies renouvelables. LeFigaro.fr rapporte que la France lance le coup d’envoi d’une filière énergétique d’éolien offshore, qui pourrait fournir 3,5 % de la consommation électrique du pays.

A la suite des évènements de Fukushima (Japon) et des débats concernant l’avenir de l’énergie et notamment du nucléaire, les projets énergétiques d’envergure semblent d’autant plus importants. La France lance ce jour un appel d’offre dans le but de créer une nouvelle filière industrielle, celle de l’énergie éolienne en mer. Le coût du projet est estimé à 10 milliards d’euros, pour la création de 5 parcs éoliens qui s’implanteraient au large des côtes normandes et de la Manche nous dit le magazine Energies et Environnement du cabinet de conseil Sia Conseil.

Alors que la France a du retard concernant les nouvelles énergies, ces futures 600 installations pourraient rehausser sa compétitivité par rapport à d’autres pays d’Europe. En effet, la France a aussi l’ambition de rattraper ses concurrents du Nord puisque, pour l’instant, le Danemark, l’Allemagne et le Royaume-Uni détiennent 90% du marché des éoliennes offshores.

Le retard de la France en la matière est dû à de nombreux facteurs, dont on peut retenir le plus important: le coût des opérations. L’offshore coûte plus cher que l’onshore parce que la mise en place des éoliennes en mer est plus complexe: assemblage, transport, création de fondations solides, raccordement de ces éoliennes au réseau, ainsi que toutes les opérations de maintenance… Tant d’étapes qui sont plus coûteuse en mer.

Mais si la France se lance, c’est que ces fonds seront vite amortis et qu’elle compte sur la création de 10.000 emplois dans cette nouvelle filière. Pour Eric Besson, ministre de l'Industrie, il s’agit de «structurer une nouvelle filière industrielle française, qui puisse remporter des marchés en Europe et dans le monde ». Filière qui, après l’hydrocarbure, est la deuxième plus compétitive des énergies, selon lui. Le Canada et les Etats-Unis comptent, eux aussi, décoller dans ce domaine; c’est pourquoi il est nécessaire que la France se positionne dans la compétition dès maintenant.

Le démarrage des chantiers de construction n’est pas prévu avant 2015. La question actuelle est de savoir qui remportera l'appel d'offres pour construire ces éoliennes. L’Allemagne et le Danemark font concurrence à la France, qui compte sur les groupes Alstom, Areva ou EADS pour permettre la création de cette filière.

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