Les câlins rendent les hommes heureux

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Le Kinsey Institute de l’université d’Indiana, aux Etats-Unis, vient de publier une nouvelle étude (PDF) sur la vie sexuelle des couples ensemble depuis longtemps en se basant sur des entretiens dans cinq pays. Et les conclusions de l’équipe de six chercheurs, qui ont interrogé plus de 1.000 couples aux Etats-Unis, au Brésil, en Allemagne, au Japon et en Espagne, contredisent plusieurs idées reçues très répandues sur la sexualité de ces couples.

Julia Heiman, directrice du Kinsey Institute for Sex, Gender and Reproduction, un centre de recherche spécialisé sur la sexualité humaine depuis 1947, a dirigé les travaux et explique l’intérêt de l’étude:

«On entend souvent parler de recherches et d'explications sur le divorce; mais il est important de noter que même si le nombre de divorces est élevé aux Etats-Unis, les couples ont tendance à rester mariés; plus de 50% des couples américains ne se marient qu'une fois et le restent, un chiffre qui atteint 90% en Espagne. Nous savons grâce à d’autres études que les relations amoureuses qui durent peuvent avoir un effet bénéfique sur la santé. Peut-être pouvons-nous en apprendre davantage sur ce qui rend ces relations stables et heureuses.»

Première surprise: les hommes sont encore plus friands de câlins que les femmes. Les hommes qui font souvent des câlins à leur partenaire ont trois fois plus de chances d’estimer avoir une relation de couple heureuse que ceux qui n’en font pas. Les femmes qui font souvent des câlins n’ont que 1,59 plus de chances de s’estimer heureuses dans leur couple.

Autre trouvaille de l’étude: avoir des relations sexuelles plus fréquentes semble jouer un rôle plus important dans le bonheur des femmes en couple que dans celui des hommes. Le site Business Insider résume:

«En d’autres termes, une femme qui a neuf relations sexuelles par mois a 1,24 fois plus de chances d’être heureuse qu’une femme qui fait l’amour quatre fois dans le mois.»

Julia Heiman conclut:

«Nous nous sommes rendu compte que la satisfaction relationnelle et sexuelle ne veut pas dire la même chose pour tous les couples, et dans toutes les cultures. […] Nous voulons avoir une compréhension du fonctionnement et de la satisfaction des relations amoureuses plus centrée sur le couple que sur l’individu.»