Life

C'est décidé, j'arrête les mails

Slate.fr, mis à jour le 07.07.2011 à 18 h 13

 CC License by

CC License by

Peut-être êtes-vous comme MG Siegler, du blog américain Techcrunch: vous en avez ras-le-bol des mails! Le blogueur explique que, face au flot de courriers électroniques qu’il reçoit, il a «tout simplement» décidé d’arrêter d’y répondre. Il avoue:

«Les mails sont un cauchemar absolu pour moi.»

Siegler insiste sur le fait qu’il n’est pas le seul à être dans ce cas. Ayant fait part à ses amis du projet d’arrêter de répondre à ses mails, il a compris que, eux aussi, étaient excédés à l’idée d'en recevoir des centaines par jour; mais qu’ils avaient trop peur pour arrêter d’y répondre.

Un autre exemple, rapporté par la radio américaine NPR, vient confirmer le phénomène. Eric Weiner, journaliste pour NPR, a fait un reportage sur les participants d'un séminaire qui visait à aider des employés à mieux gérer leur flux de mails. Le journaliste raconte qu'ils ne pouvaient plus supporter cet excès de mails, qui devenait dérangeant tant professionnellement –parce qu’une surcharge de mails est nuisible à la productivité– que personnellement.

«Parfois, des personnes doivent rentrer un ou deux jours plus tôt de vacances, rien que pour trier leurs mails (…) Certaines personnes sont addictes, autant qu’à la cigarette!»

Le séminaire a donc eu pour but de fournir des solutions à ces révoltés du mail, qui ont ainsi appris comment réguler leur boîte électronique en envoyant eux-mêmes des mails aux objets clairs ou en limitant le nombre de personne à qui ils transféraient leur courriers. Mais la réunion a aussi permis aux employés de comprendre qu'envoyer un minimum de mails n’était pas synonyme d’une aura sociale peu étendue, contrairement à la croyance qu’avaient la plupart d’entre eux.

Plus radical, Siegler a choisi de laisser sa boîte se surcharger en renvoyant un message automatique à ses interlocuteurs. Si vous lui écrivez, voilà ce que vous recevrez:

«Ne répond plus aux mails, si cela est urgent, trouvez un autre moyen.»

En effet, le blogueur n’envisage pas de se couper de tous les modes de communication par Internet, puisqu'il prône notamment l'utilisation de Twitter. «Il y a beaucoup d’autres options», dit-il en se justifiant:

«Je vous explique: quand on envoie un message avec Twitter, peut-être qu’on vous répondra, peut-être pas. Avec les mails, l’énorme problème c’est que les gens attendent des réponses immédiates et à chaque fois.»

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte