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Pour lutter contre la prostitution, soyez de «bonnes putes» avec vos maris

Slate.fr, mis à jour le 07.07.2011 à 9 h 22

«Muslim women»/oksidor via Flickr CC Licence By

«Muslim women»/oksidor via Flickr CC Licence By

Un groupe islamiste veut enseigner aux musulmanes comment «satisfaire leurs maris dans la chambre à coucher» tout en s’attaquant au problème de la prostitution et du jeu, apprend-on sur le Guardian.

Le Club des femmes soumises (Obedient Wives Club) affirme que les femmes musulmanes devraient apprendre à «être soumises» pour réussir des mariages plus harmonieux, et atteindre une société apaisée. Ces propos indignent musulmans et non-musulmans autour du monde, explique le quotidien britannique.

Le OWC a des ramifications en Malaisie, en Indonésie et à Singapour. Le club planifie de s’installer à Paris et à Londres avant la fin de l’année. L’organisation malaisienne a été créée par des anciennes membres du groupe extrémiste al-Arquam qui s’était également distingué il y a deux ans en créant un club de polygamie, rapporte le site Gawker.

Evidemment, leur «philosophie» provoque la polémique: la directrice du club en Malaisie Rohaya Mohamad a déclaré qu’en «devenant une bonne pute [...] et en le servant mieux qu’une prostituée de première classe» une femme pourrait aider à «réduire des problèmes sociaux comme la prostitution, la violence domestique, le trafic d’êtres humains et les bébés abandonnés».

La co-fondatrice de la branche de Singapour, Darlan Zaini, a expliqué récemment que «la religion musulmane veut que si le mari a envie de sexe et la femme est fatiguée, elle doit le faire quand même. Sinon, les anges la maudiront».

En Malaisie, le groupe créé il y a un mois aurait déjà 800 membres, comme le rapporte le site asiaone.com. Mais à Singapour, les préceptes d’obéissance ont du mal à prendre. Des groupes Facebook comme Dites non au Obedient Wives Club se sont créés, rapporte le Guardian.

Même le Conseil religieux islamique de Singapour s’est opposé aux vues promues par le groupe, affirmant que «le bonheur d’un mariage va au-delà de la satisfaction sexuelle reçue de la part de sa femme».

Des critiques que les femmes de l’association singaporéenne balaient d’une réponse simple: sa directrice, Darlan Zaini, met en cause le nom du groupe: «Le Club des femmes soumises, c’est trop controversé, a-t-elle estimé, on peut utiliser un nom plus simple, comme “Famille Heureuse” par exemple».

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