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Rien de mieux qu'un bon voisin pour survivre à une catastrophe naturelle

Temps de lecture : 2 min

vue infrarouge de Katrina

Le site de la radio américaine NPR présente les raisons pour lesquelles il faut compter sur son réseau d’amis et l’étendre au maximum pour augmenter ses chances de survivre à une catastrophe naturelle.

Shankar Vedantam, journaliste américain (notamment collaborateur de Slate.com) travaillant beaucoup sur la science et le comportement humain, explique qu’en cas de catastrophe naturelle les mesures d’urgence prises par l’Etat ne suffisent pas. En effet, il expose la thèse prônant l’importance majeure des relations sociales dans un espace donné. Vos proches auraient ainsi de grandes chances de vous tirer d’affaire.

Dans son article, Vedantam prend l’exemple d’un survivant de l’ouragan Katrina en 2005: Daniel Aldrich, professeur de science politique à l’université américaine de Purdue (Idianna). Alors même que les autorités n’avaient toujours pas donné l’ordre d’évacuer, c’est un voisin d’Aldrich qui a sonné à sa porte afin de donner l’alerte, lui conseillant de quitter les lieux avec sa famille. Shankar Vedantam explique:

«Du temps où on attendait que les autorités disent aux gens de partir, c’était trop tard et des milliers de personnes mourraient.»

Ainsi, la survie lors de ces catastrophes «est une affaire de voisinage». A la suite de Katrina, Aldrich a décidé de parcourir des régions sinistrées du monde afin de voir quelle était l’efficacité de l’action étatique comparée à celle des réseaux de connaissances des habitants. Il en a conclu que les autorités étaient compétentes pour ce qui touche à la reconstruction, notamment politique, après une catastrophe, mais que dans l’urgence, le manque de temps et l’éloignement géographique ne leur permettaient pas de pouvoir assurer la survie des individus.

En 2008, Amy Patterson Neubert, rédactrice du site d’information de l’université de Purdue rapportait les propos d'Aldrich après Katrina:

«Le processus de reconstruction qui se met en marche actuellement s’effectue pas à pas, maison après maison. Pour parler de résilience il faut commencer par voir ce qu’il se passe dans des quartiers et des aires précises avant de penser que l’on pourra reconstruire la Nouvelle-Orléans.»

Si pour Vedantam comme pour Aldrich les services de secours et les autorités publiques ne sont pas les plus compétents pour prévenir d’une catastrophe naturelle, il semblerait qu’ils le soient davantage concernant le processus de reconstruction:

«Les données [d’Aldrich] suggèrent que l’aide officielle est utile dans le dégagement de l’eau et la remise en place du pouvoir politique dans une région comme celle de la Nouvelle-Orléans après le passage de Katrina.»

Que ce soit aux Etats-Unis, en Inde ou au Japon et quel que soit le désastre (ouragan, inondation, tremblement de terre…), Aldrich insiste sur la nécessité de l’existence de communautés soudées et d’un lien social fort, nécessaire aussi bien à la circulation d’information permettant de prévenir les populations qu’à la reconstruction.

Slate.fr

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