France

Le traitement de la libération de Ghesquière et Taponier irrite l'armée française

Slate.fr, mis à jour le 02.07.2011 à 13 h 37

affiche du comité de soutien à Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, le 13 mai 2011 à Paris. REUTERS/Charles Platiau.

affiche du comité de soutien à Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, le 13 mai 2011 à Paris. REUTERS/Charles Platiau.

Le traitement médiatique de la libération mercredi de Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier «suscite de vives réactions dans les milieux militaires», révèle Jean-Dominique Merchet, directeur adjoint de Marianne, sur son blog Secret Défense.

Le journaliste distingue deux types de réactions. Les unes s'indignent de «la différence de traitement entre les journalistes otages et les soldats tués en Afghanistan»: «Il est malheureusement clair, et c'est un journaliste qui l'écrit, que le poids médiatique d'un journaliste est bien supérieur à celui d'un simple parachutiste. Il n'y a pas de quoi être fier», affirme Jean-Dominique Merchet.

Les autres «ne comprennent pas l'atitude des deux journalistes de France Télévisions, en particulier les risques qu'ils ont pris sur le terrain». Jean-Dominique Merchet pointe «des traces écrites des avertissements lancés par l'armée française la veille même de l'enlèvement» et «l'existence de conversations téléphoniques assez directes entre les deux reporters et un officier français».

Avant de conclure, néanmoins: «On ne peut reprocher à Ghesquière et Taponier d'être ce qu'ils sont: des journalistes.»

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