France

Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière libérés

Slate.fr, mis à jour le 29.06.2011 à 16 h 38

Affiche du comité de soutien à Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, le 13 mai 2011 à Paris. REUTERS/Charles Platiau

Affiche du comité de soutien à Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, le 13 mai 2011 à Paris. REUTERS/Charles Platiau

«Hervé et Stéphane sont libres 18 mois jour pour jour après leur captivité. Retour en France demain matin.» Les journalistes français Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ainsi que leurs trois accompagnateurs, retenus en otage en Afghanistan depuis 547 jours, ont été libérés mercredi 29 juin. C’est Reporters sans frontières qui l'a annoncé en premier, confirmant au fur et à mesure l'information sur son compte Twitter:

Nicolas Sarkozy, qui a lui-même appelé les proches des victimes pour leur annoncer la nouvelle, a salué la libération des deux otages français dans un communiqué:

«Le président de la République se réjouit de la libération de nos deux compatriotes Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, ainsi que de leur interprète Reza Din, enlevés les 30 décembre 2009 en Afghanistan.

Le chef de l’Etat s’associe à la joie des familles. Il remercie le président Karzai pour la gestion de cette crise ainsi que tous ceux qui ont participé à la libération des otages.

Le président de la République réaffirme son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes.»

Le secrétaire général de Reporters sans frontières, Jean-François Julliard, a confié au Nouvel Obs:

«C'est soudain et surréaliste d'apprendre une telle nouvelle alors que nous étions rassemblés pour les un an et demi de leur captivité; c'est une immense joie pour leurs famille et leur proches.»

Selon le Monde, les deux journalistes seront présents dans l'après-midi à l'ambassade de France à Kaboul et devraient arriver en France jeudi 30 juin au matin. L’Express rapporte que la nouvelle a été accueillie par une «standing ovation» à l’Assemblée nationale après que son président Bernard Accoyer l’a annoncée à l’hémicycle. 

François Fillon a ensuite déclaré devant les députés que les anciens otages sont «entre les mains des forces françaises» sur la base de Tagab (Afghanistan), précisant que «nous attendions pour l'annoncer que les familles aient été directement informées».

 

Le ministre de la Défense Gérard Longuet a expliqué au journaliste du Monde Arnaud Leparmentier que la libération est le fruit d’un travail de plusieurs mois:

«Les services n'ont jamais perdu le contact avec les preneurs d'otages. Ils ont commencé par demander des choses difficiles, comme des libérations de détenus. De fait, cela fait plus d'un semestre que les conditions de libération ont été réunies. Dans le système compliqué des talibans, ceux qui détenaient les otages voulaient les libérer mais ils attendaient le feu vert de ceux qui étaient en dehors du théâtre direct des opérations.» 

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