Life

A 16 ans, il survit à son deuxième crash d'avion

Slate.fr, mis à jour le 29.06.2011 à 14 h 21

Cesna 172 OK-LET/RadekS via Wikimedia Commons

Cesna 172 OK-LET/RadekS via Wikimedia Commons

Le jeune Austin Hatch est-il chanceux ou poursuivi par le mauvais sort? L’adolescent de 16 ans a survécu au deuxième crash d’avion de sa vie mais a perdu toute sa famille, rapporte le journal américain Houston Chronicle.

Le dernier accident a eu lieu vendredi 24 juin sur l'aérodrome municipal de Charlevoix, dans le Michigan. Austin était à bord d’un avion de tourisme que pilotait son père. Celui-ci a été tué sur le coup ainsi que sa seconde femme qui l’accompagnait. Seul survivant du crash, Austin a été transporté à hôpital dans un état critique et a depuis était plongé dans un coma artificiel.

En 2003, lorsqu’il avait 8 ans, Austin avait déjà survécu à l’accident d’avion qui tua sa mère, sa sœur et son frère dans l'Indiana. Ce jour-là aussi son père était aux commandes de l’appareil.

Selon le Journal Gazette, Austin était avant l'accident un joueur de basket prometteur. Il venait ainsi d'obtenir une bourse d'études pour l'université du Michigan en échange de son intégration à l'équipe universitaire. Son coach de basket au lycée Canterbury, Dan Kline, a fait part de son atterrement: «Ils sont tous partis, il est le seul encore en vie. Quelles sont les chances pour que cela arrive? Une sur un million, et encore. C’est absolument incroyable.»

Déjà en mai 2010, Slate.fr s'était intéressé à la survie des enfants aux crashs d'avion. Margaux Collet écrivait alors que «statistiquement, les enfants s'en sortent mieux quand il n'y a qu'un seul rescapé: 7 des 15 uniques survivants des dernières catastrophes aériennes étaient mineurs, après compilation des données du Bureau d'archives des accidents aéronautiques et de la Flight Safety Foundation».

Cela s'explique en partie par les caractéristiques anatomiques des enfants et des adolescents. «Plus souple et moins fragile, le corps des enfants leur permet, comme on l'observe lors des accidents de voitures, de mieux encaisser les chocs et les secousses qui ont lieu pendant le crash», expliquait la journaliste.

Un des exemples les plus frappants est celui de Juliane Köpcke en 1971. L'avion dans lequel voyageait l'adolescente vers Lima a été frappé par la foudre à plus de 3 kilomètres d'altitude. Elle a raconté plus tard que la première chose dont elle se souvenait était de s'être retrouvée dans le vide. Elle s'était réveillée plus tard dans la jungle péruvienne avec seulement une fracture de la clavicule et quelques entailles aux bras.

Les enfants aurait aussi plus de chances de s'en sortir car ils ne réalisent pas toujours l'urgence du moment, leur naïveté peut contribuer à les sauver. Même si «pour les experts en accidentologie aérienne, il est difficile de spéculer sur le comportement qu'adoptent les enfants dans ces situations, ils s'accordent à dire qu'ils sont sans doute moins paniqués car moins conscients de ce qui se passe».

Pour les experts en accidentologie aérienne, difficile de spéculer sur le comportement qu'adoptent les enfants dans ces situations tragiques. Mais ils s'accordent à dire qu'ils sont sans doute moins paniqués car moins conscients de ce qui se passe. Et que leur naïveté peut contribuer à les sauver.Pour les experts en accidentologie aérienne, difficile de spéculer sur le comportement qu'adoptent les enfants dans ces situations tragiques. Mais ils s'accordent à dire qu'ils sont sans doute moins paniqués car moins conscients de ce qui se passe. Et que leur naïveté peut contribuer à les sauver.
Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte