Culture

Pas d'aller-retour pour la Joconde

Temps de lecture : 2 min

DR
DR

La Joconde fera-t-elle un aller-retour en Italie, son pays natal? Oui, espère, une association d’Italiens qui aimeraient que le tableau de Leonard de Vinci participe à une exposition à Florence en 2013. Une pétition a même été lancée par le «Comité national pour la valorisation des biens culturels». Elle espère atteindre 100.000 signatures, rapporte Ansa. «Ce serait un événement d'une énorme portée culturelle et historique ainsi qu'une occasion merveilleuse pour l'Italie toute entière», a ajouté le président de ce comité avant de rappeler : «La Joconde a quitté le Louvre trois fois. Elle peut le faire encore».

Non, a répondu vendredi, le musée du Louvre. «Sur la forme, nous n'avons reçu aucune demande officielle de prêt», a indiqué à l’AFP Vincent Pomarède, directeur du département des peintures au Louvre. «Sur le fond, si on ne prête pas la Joconde, c'est parce qu'elle est extrêmement fragile et qu'un voyage risquerait de lui causer des dommages irréversibles».

De fait, la Joconde a très peu voyagé hors de France depuis que son auteur l’a pris dans ses bagages quand il a suivi François 1er. Hormis l’intermède italien entre 1911 et 1913, le tableau n’a quitté la France qu’à trois reprises pour aller aux Etats-Unis, en URSS et au Japon.

Il faut dire que Mona Lisa ne goûte guère le transport. Désormais à l’abri dans une vitrine climatisée, elle souffre des variations de températures et d’humidité qu’un transport n’arriverait pas à contrôler, explique Vincent Pomarède. «Les vibrations seraient très mauvaises» pour le tableau et «on prendrait un risque très important à le prêter», ajoute-t-il à l’AFP. Certains ne sont pas du tout d’accord avec le conservateur : pourquoi le voyage abimerait-il plus le tableau que les flashs des touristes japonais, s’indigne dans la Stampa un critique d’art et homme politique italien.

Le comité national pour la valorisation est obsédé par la Joconde. Il mène actuellement des fouilles pour rechercher les restes de Lisa Gherardini (1469-1542), l’épouse du riche Florentin Francesco del Gioconda qui serait le modèle de Leonard de Vinci.

Newsletters

Reprendre les fautes de français des autres, c'est malpoli

Reprendre les fautes de français des autres, c'est malpoli

Si vous n'êtes pas prof ou parent, mieux vaut vous abstenir.

L'art écologique a toute sa place dans les galeries

L'art écologique a toute sa place dans les galeries

Des artistes œuvrent au rapprochement des mondes artistique, technique, scientifique et politique en plaidant pour que l'écologie ne soit pas le pré carré des trois derniers.

La France doit beaucoup au cardinal de Richelieu

La France doit beaucoup au cardinal de Richelieu

Sa politique n'épargnait personne mais elle était d'une grande efficacité.

Newsletters