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Les pleurnichements d'enfants, le son le plus agaçant

Crying Baby / Chris P. via FlickrCC License by

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On pourrait penser que le bruit des craies sur un tableau noir, d'une sirène ou d'un marteau-piqueur étaient les sons les plus agaçants. Il n'en est rien. Selon une nouvelle étude [PDF] publiée dans le Journal of Social, Evolutionary and Cultural Psychology, c'est en effet le son des pleurnichements qui est le plus dérangeant, explique le magazine Wired. (Et tout le monde n'a pas Obama sous la main pour faire cesser les pleurs de bébé).

La nouvelle étude a été menée par des chercheurs du département de psychologie de l'université d'État à New Paltz, dans l'État de New York et de la Clark University, dans le Massachusetts, aux États-Unis. Ils ont mis en place un processus de test, appliqué à 33 étudiants n'ayant pas d'enfants, et n'étant pas encore diplômés de l'université, ainsi qu'à 26 parents volontaires, soit au total 59 femmes et hommes.

«Les psychologues ont défié les participants de résoudre des problèmes d'arithmétique, tout en écoutant des enregistrements de six sons différents, incluant une scie coupant du bois, un bruit de machine, un enfant pleurant, du babillage et des pleurnichements, durant chacun une minute.»

Afin d'être sûrs que les gens ne seraient pas distraits par les mots prononcés, les deux chercheurs ont produit des enregistrements dans d'autres langues que l'anglais.

Les résultats ont conclu à une distraction bien plus importante due aux «vocalisations affectives» (babillage, pleurs et pleurnichements). Et qu'une minute d'enfants pleurnichant causait davantage d'erreurs de calcul que les babillages ou le bruit de machines.

Rosemarie Sokol Chang, coauteure de l'étude interrogée par MSNBC, développe:

«Très simplement, vous effectuez moins de travail et vous le faites moins bien quand vous êtes soumis à des pleurnichements. Que vous soyez un homme ou une femme, cela ne fait aucune différence: vous serez distraits de la même manière.»

D'une certaine manière, la distraction en elle-même semble être le but du pleurnichement, pour la chercheuse. «Cela vous invite à écouter», dit-elle.

«Personne ne souhaite rester immobile en entendant une sirène d'incendie, si vous l'entendez, elle capte votre attention. Elle se doit d'être agaçante, et il en est de même pour le pleurnichement.»

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