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Il braque une banque pour 1 dollar... et un médecin

Slate.fr, mis à jour le 22.06.2011 à 12 h 29

One dollar/rychlepozicky.com via FlickR CC Licence By

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Un Américain de 59 ans a braqué une banque pour se faire soigner gratuitement en prison, apprend-on sur NPR news.

James Verone affirme avoir décidé de voler une banque dans le seul but de se faire arrêter et d’obtenir ainsi une bonne couverture santé: dans l’Etat de Caroline du Nord, où il a été inculpé, le règlement pénitentiaire affirme que «personne ne se verra refuser l’accès à des soins médicaux, qu’il ait de l’argent ou non», rapporte un blog du Washington Post.

Gravement malade, Verone est sans emploi et n’a pas d’assurance maladie. Il affirme donc avoir fait un choix «logique» pour son propre bien-être:

«Je suis plutôt un homme logique, et c’est tout ce qui m’est venu à l’esprit.»

Verone, qui a notamment deux disques fracturés et une excroissance à la poitrine, déclare n’avoir jamais eu affaire à la justice auparavant à la chaîne d’information locale WCNC.

La mesure peut paraître désespérée, mais l’homme a mené son plan avec un sang froid impressionnant. Après être entré dans une banque de la ville de Gastonia, il a tendu une note à la guichetière: «Ceci est un braquage. S’il vous plaît veuillez me donner un dollar.»

Il s’est ensuite assis, et a attendu patiemment la police.

Les formes y étaient, mais James Verone comptait surtout sur la qualification de «braquage» pour être condamné à trois ans de prison ferme. Le reportage de WCNC explique:

«Il espère une sentence de trois ans. Il pourrait alors recevoir la Sécurité Sociale à sa sortie et dit qu’à ce moment là il partirait pour la plage. “J’ai déjà repéré un appartement. J’ai parlé à un agent immobilier de Myrtle Beach”»

Selon WCNC, il n’a pourtant été inculpé que de «vol qualifié» ce qui pourrait vouloir dire qu’il ne passera peut-être pas aussi longtemps derrière les barreaux qu’il l’aurait souhaité.

Le médecin de la prison de Gaston County accuse Verone de «manipulation», continue le documentaire. James Verone, quant à lui, affirme n’avoir simplement «pas eu le choix». Il ne «conseille pas de suivre son exemple» mais dit «n’avoir aucun regret».

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