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«Château Lafake»: le marché florissant des contrefaçons de grands crus

Slate.fr, mis à jour le 21.06.2011 à 14 h 56

Château Latour, Chateau Lafite-Rotschild et Château Petrus/antociano via FlickR CC Licence By

Château Latour, Chateau Lafite-Rotschild et Château Petrus/antociano via FlickR CC Licence By

L’industrie du vin souffre de la multiplication de contrefaçons de grands crus vendus au prix fort, apprend-on dans The Economist. On estime actuellement à 5% le nombre de «fakes» qui partent aux enchères ou sur un marché secondaire:  le mal frappe notamment les très chères et réputées bouteilles de Château Lafite... renommées pour l’occasion «Château Lafake» par l’hebdomadaire britannique.

La méthode est simple:  il suffit de prendre l’étiquette d’un millésime particulièrement coûteux, comme l’année 1982 pour Château Lafite et de la mettre sur une bouteille d’une moins bonne année (un Château Lafite 1975, par exemple). Les marges de profit sont considérables, car «un vin exceptionnel vaut cent fois un vin qui n’est qu’excellent», explique The Economist.

Bien que les salles de vente redoublent de précautions, les oenophiles se méfient de plus en plus. Le collectionneur de vin Bill Koch confie ainsi au magazine qu’il pense avoir dépensé entre 4 et 5 millions de dollars en contrefaçons mais qu’«il y a un code de silence dans l’industrie»: beaucoup de collectionneurs sont trop fiers pour avouer avoir été dupés.

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