Monde

Twitter, arme de guerre de l'Otan en Libye

Slate.fr, mis à jour le 15.06.2011 à 12 h 58

Photo: Mouammar Kadhafi. REUTERS/Vasily Fedosenko.

Photo: Mouammar Kadhafi. REUTERS/Vasily Fedosenko.

L'Otan utilise de nouvelles manières d'employer les réseaux sociaux dans la lutte contre Mouammar Kadhafi en Libye, relate The Globe and Mail.

Le journal raconte l'histoire de Janice Clinch, 59 ans, retraitée en Ontario (Canada), qui tous les jours se connecte sur les réseaux sociaux. Elle est une des agents volontaires du renseignement pour l'Otan, qui n'a avoué qu'au début du mois de juin utiliser effectivement les médias sociaux pour localiser les cibles khadafistes. Son travail: se connecter sur Twitter, Facebook et d'autres services, et discuter des images satellites, des données concernant les déplacements de navires, et s'enquérir des rumeurs auprès des sources de l'Otan en Libye.

Idem pour Robert Rowley, surveillant d'un Dairy Queen en Arizona (États-Unis). Il a été l'un des premiers à indiquer à l'Otan que des tankers passaient outre leurs navires de guerre, et délivraient du fuel dans des ports contrôlés par Mouammar Kadhafi. Ses informations ont permis d'interdire ces pratiques.

Selon Mike Bracken, porte-parole de l'Otan, les données et analyses recueillies sont ensuite recoupées avec d'autres sources d'information «plus crédibles» par les forces armées sur place, notamment au «centre de fusion» dirigé par le lieutenant-général canadien Charles Bouchard.

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