Monde

Comment une rumeur a déclenché la révolution tunisienne

Temps de lecture : 2 min

Le portrait de Mohamed Bouazizi, entouré de bougies. REUTERS/ Finbarr O'Reilly
Le portrait de Mohamed Bouazizi, entouré de bougies. REUTERS/ Finbarr O'Reilly

La révolution tunisienne serait partie d’une gifle lancée par une agente municipale, Fayda Hamdi, à Mohamed Bouazizi, marchand ambulant, le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid. C’est cette claque qui aurait déclenché sa colère et l’aurait incité à s’immoler par le feu devant le siège du gouverneur, devenant en quelques heures le martyre de la révolution tunisienne.

Sauf que cette gifle n’a jamais existé, nous raconte Christophe Ayad, journaliste spécialiste du monde arabe, dans un reportage paru dans Libération. Il s’agissait d’une simple rumeur, qui a pourtant réussi à déclencher une révolution. Dans le reportage, Lamine al-Bouazizi, responsable syndical de Sidi Bouzid, raconte: «Pour faire bouger ceux qui ne sont pas éduqués, on a inventé la claque de Fayda Hamdi. Ici, c’est une région rurale et traditionnelle, ça choque les gens.»

Fayda Hamdi a passé quatre mois en prison pour une faute qu’elle n’a jamais commise, avant d’être jugée et remise en liberté. Dans le reportage, elle raconte son amertume, sa difficulté à vivre l’après-révolution et sa colère envers les médias qui ont sali son nom.


Slate.fr

Newsletters

YouTube, réseau préféré de l’extrême droite américaine

YouTube, réseau préféré de l’extrême droite américaine

Le site de partage de vidéos est l'un des outils de radicalisation les plus puissants.

Une petite annonce fait tomber Républicains et Démocrates dans le même panneau

Une petite annonce fait tomber Républicains et Démocrates dans le même panneau

Les deux camps avaient tort.

À Londres, les élites déclarent la guerre aux sous-sols géants

À Londres, les élites déclarent la guerre aux sous-sols géants

Les propriétaires des quartiers chics londoniens ne veulent plus des extensions souterraines démesurées des résidences de leur voisinage.

Newsletters