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Etre volage, ce serait génétique chez les oiseaux

Slate.fr, mis à jour le 15.06.2011 à 19 h 55

Fringilla coelebs Gilles San Martin via Flickr CC License by

Fringilla coelebs Gilles San Martin via Flickr CC License by

Depuis longtemps, les chercheurs pensent que la constitution génétique joue un rôle crucial dans le comportement sexuel. Slate.fr avait déjà fait état, en janvier 2010, de l'infidélité génétique de certains animaux, comme les campagnols.

Mais une nouvelle étude, réalisée par des scientifiques allemands de l’institut Max Planck pour l’ornithologie, prouve encore un peu plus le fait que l’infidélité est peut-être génétique. Comme l’explique The Independent, les oiseaux, tels que les diamants mandarins (Taeniopygia guttata) (1), établissent normalement des relations permanentes avec un seul partenaire, mais un petit nombre d’entre eux se livrent à des relations extraconjugales.

Leur progéniture femelle est plus susceptible de tricher que ceux issus de parents fidèles. L’étude a été menée sur 1.500 pinsons sur cinq générations. Leur comportement était alors filmé puis des tests de paternité génétiques étaient alors établis. Évidemment, les pinsons volages engendrent plus de descendants, mais aussi, les pinsons femelles sont ensuite plus susceptibles de tricher.

Pour les humains, c'est en quelque sorte pareil. Dans un article précédent, de décembre 2010, Slate.fr rapportait une étude effectuée par la State University of New York. Celle-ci expliquait que le responsable de notre tendance à l'infidélité ou aux liaisons éphémères est un gène. Justin Garcia, qui avait dirigé l'étude, avait alors découvert qu'une poussée interne de dopamine pourrait expliquer pourquoi certaines personnes semblent incapables de rester fidèles.

Cependant, Justin Garcai précisait:

«L'étude ne laisse pas les pécheurs s'en tirer, déclare-t-il. Tous ceux qui ont ce génotype n'auront pas obligatoirement des coups d'une nuit ou seront infidèles. En fait, beaucoup de personnes sans ce génotype ont quand même des coups d'un soir et sont infidèles. L'étude suggère simplement qu'une plus grande proportion de personnes avec ce génotype est susceptible de se comporter de cette façon»

Cette étude révélait alors que les personnes dont le gène possède cette variante sont deux fois plus susceptibles d'affirmer avoir eu des «coups d'un soir» que ceux qui ne l'ont pas. La moitié de ceux qui ont l'amour du risque imprimé dans leur ADN avouent avoir commis des infidélités dans le passé, alors qu'ils ne sont que 22% parmi ceux qui n'ont pas la variante du gène.

(1) NDLE: Dans une première version, nous parlions de pinsons, et non de diamants mandarins. Veuillez nous excuser pour la confusion. Retourner à l'article

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