Monde

Une touriste japonaise fait partie des «Anciens» d’une tribu pakistanaise

Temps de lecture : 2 min

«Lake Saifulmalook»/Farooq (Extremelu busy ) via FlickR CC Licence By
«Lake Saifulmalook»/Farooq (Extremelu busy ) via FlickR CC Licence By

Akiko Wada a quitté le Japon pour le Pakistan en 1987. Elle y vogageait en sac à dos avec des amis, mais une fois arrivée dans le village tribal de Balanguru, elle n’a plus jamais voulu repartir, apprend-on sur BBC News.

Akiko a donc rejoint la tribu des Kalash, les maîtres des lieux. Ceux-ci étaient habitués à la présence d’étrangers, ayant accueilli plusieurs anthropologues venus étudier leurs moeurs: ils n’ont pas du tout été hostiles à l’installation d’une touriste japonaise parmi eux.

Akiko a donc abandonné toute technologie moderne, a appris le dialecte kalash et s’est même mariée, même si l’union n’a pas duré. Elle est très respectée, notamment pour avoir mis en place un système de fabrication de papier qui leur permet de gagner un peu d’argent. Au dernier festival Kalash, elle était assise au centre, avec les «Anciens».

Mais la Japonaise «naturalisée» déplore la modernisation de la tribu, qui est également influencée par les Islamistes. Les Kalash ne sont plus «aussi purs» qu’ils l’étaient à son arrivée regrette-t-elle, en partie à cause des politiques qui viennent faire de la propagande dans leurs montagnes.

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