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Pourquoi les plans de métro nous trompent

Slate.fr, mis à jour le 12.06.2011 à 9 h 48

Métro à New York, en décembre 2005. Jeff Zelevansky / Reuters

Métro à New York, en décembre 2005. Jeff Zelevansky / Reuters

Tout ceux qui ont exploré une ville inconnue ont éprouvé la même angoisse en cherchant à se situer et à calculer un itinéraire avec un plan de transports publics zébré de lignes colorées, notamment dans les villes ayant des métros. Non seulement l'utilisation de ces plans schématiques n'est pas évidente, mais en outre selon une étude menée par New York University (NYU),  ils nous donnent des informations inexactes et nous conduisent souvent à prendre des itinéraires bien trop longs

Le quotidien anglais Daily Mail citant l'étude du professeur de NYU spécialisé dans les transports, Zhan Guo, souligne que les voyageurs sont avant tout influencés par la représentation géographique inexacte donnée par le plan et pas par la distance réelle et perdent souvent du temps en se rendant d'un point A à un point B et en passant inutielemnt par les points C et D.

Comment se fait-il que ces plans de transports publics donnent une image fausse de la réalité? Il faut remonter en 1933 à Londres et à son système de lignes de métro irrationnel et archaïque. Pour permettre au voyageur de s'y retrouver, l'ingénieur Harry Beck, le responsable de tous nos malheurs, a eu l'idée de se priver de tout repère géographique et de dessiner un plan de métro compréhensible où toutes les stations se trouvent à égale distance et les lignes se distinguent par leurs couleurs. Ce fameux plan est devenu le symbole du métro londonien et sa formule magique a été adoptée dans le monde entier à Paris, à Rome, à Madrid, à Berlin, à Dublin….

Mais depuis que ces plans existent, les voyageurs ont sous les yeux des schémas de transport qui n'ont rien à voir avec la géographie des villes et les distances réelles entre les lieux. Ainsi, selon le professeur Guo, le plan de métro trompeur a deux fois plus d'influence sur les itinéraires pris par les voyageurs que la réalité et cela aboutit en moyenne à augmenter de 15% le temps passé sous terre.

Pour ceux d'entre nous qui n'ont pas un doctorat en cartographie, la façon la plus efficace de se déplacer consiste à utiliser les nouvelles technologies qui offrent notamment sur les smartphones de nombreuses applications montrant des cartes et plus encore des temps de transport. On peut aussi décider de marcher...

 

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