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Angela Merkel «inspire» Barack Obama

Temps de lecture : 2 min

Angela Merkel /Thomas Peter / Reuters
Angela Merkel /Thomas Peter / Reuters

Alors qu'Angela Merkel lui rend visite les lundi 6 et mardi 7 juin, Barack Obama vient d'accorder sa première interview à un média allemand. C'est Christoph von Marschall, le correspondant du Tagesspiegel à Washington, qui l'a obtenue.

Les autres quotidiens allemands ont tenté, à leur manière, de couvrir l'événement. Die Zeit explique par exemple pourquoi la Maison-Blanche a accepté la demande du Tagesspiegel en particulier:

«Obtenir l'interview du président des États-Unis est un honneur rare pour un correspondant à l'étranger. Pourquoi Christophe Von Marshall? Parce qu'il accompagne la campagne de Barack Obama depuis le printemps 2007, époque où seule une centaine de personnes se rendaient à ses meetings. Fin 2007, quand tous plébiscitaient Hillary Clinton, Marshall publiait la biographie d'Obama. Aujourd'hui, Marshall est le seul correspondant allemand titulaire du “White House hard pass”, qui donne accès à la Maison-Blanche.»

Poursuivant ses efforts de pédagogie, le quotidien explique que l'interview d'un président s'effectue, la plupart du temps, par écrit, l'agenda d'Obama étant en effet largement soumis aux rebonds de l'actualité mondiale. C'est donc par mail que Von Marshall a recueilli les propos de Barack Obama, publiés le 6 juin dans le Tagesspiegel.

Mardi 7, au cours du dîner officiel, Barack Obama remettra à Angela Merkel la médaille de la Liberté, la plus haute distinction civile aux États-Unis. A la demande du journaliste, le président explique les raisons de cet «excellent choix»:

«Selon moi, Merkel incarne la promesse de liberté ainsi que les chances offertes par la démocratie. En tant que première Allemande de l'Est –et femme qui plus est– à atteindre la chancellerie, elle a franchi de nombreuses barrières. L'histoire de sa vie est une inspiration pour moi, mais aussi pour mes concitoyens, et pour tous les habitants de cette planète.»

Si Obama décrit Merkel comme une «bonne amie» ou «l'une de ses partenaires les plus proches», il avoue également ne pas être toujours du même avis qu'elle.

Comme exemple de leurs divergences, Obama cite la différence de stratégie de gestion de la crise financière. Les États-Unis croient au redémarrage économique, et les Allemands, à la suppression des déficits publics:

«Je suis conscient que l'histoire de nos deux pays influent nos politiques. L'Amérique est marquée par le souvenir du chômage massif pendant la grande dépression des années 1930, l'Allemagne a gardé de la même époque des cicatrices de l'hyperinflation.»

Faisant référence à la récente décision du gouvernement allemand de sortir du nucléaire d'ici 2022, Obama parle enfin d'«un exemple» à suivre:

«Sur la façon de concilier croissance économique et respect de l'environnement, nous avons beaucoup apprendre de l'Allemagne.»

Slate.fr

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