Economie

Comment savoir si un mail reçu de Mark Zuckerberg est vrai ou faux?

Slate.fr, mis à jour le 06.06.2011 à 10 h 22

Mark Zuckerberg

Mark Zuckerberg. REUTERS/Rick Wilking.

Comment savoir si le mail que vous venez de recevoir de Mark Zuckerberg vient du patron de Facebook ou bien d’un homonyme ou d’un ami qui a voulu vous faire une petite plaisanterie? Techland, le blog high-tech du New York Times, répond à cette question en se fondant sur de supposés mails de Mark Zuckerberg produits par Paul Ceglia, un New-Yorkais qui prétend détenir la moitié de Facebook en vertu d’un accord passé en 2003. Les communicants du réseau social ont eux prétendu que les messages en question étaient des faux et ont contacté un professeur de linguistique pour les comparer avec de vrais mails du jeune milliardaire.

Principales conclusions:

  • Le Zuckerberg «contesté» oublié fréquemment ses apostrophes («doesnt» au lieu de «doesn’t», par exemple), ce qui n’est pas le cas du vrai Zuckerberg.
  • Le Zuckerberg contesté met des espaces entre ses points de suspension («. . .»), ce qui n’est pas le cas du vrai Zuckerberg.
  • Le Zuckerberg contesté écrit internet avec un petit i, et le vrai Zuckerberg Internet avec un I majuscule.
  • Le Zuckerberg contesté ouvre ses phrases avec des mots plus soutenus («further», «additionnally») que le vrai Zuckerberg («okay», «but»).
  • Les deux Zuckerberg, en revanche, concluent leurs mails par «Thanks!».

Le conflit entre Facebook et Paul Ceglia date de juin 2010. Ce dernier a alors déposé une plainte où il affirme avoir été engagé par Mark Zuckerberg en 2003 pour développer un site, pour la somme de 1.000 dollars et la promesse de recevoir 50% du capital de la future société, avec une possibilité de recevoir dans les faits jusqu’à 84%. Le site Cnet rappelait à l’époque de cette plainte que Allegany Pellets, la société de production de granulés de bois de Ceglia et sa femme, avait fait l’objet en 2009 d’une injonction du procureur général de l’état de New York dans une affaire de fraude.

Depuis, le plaignant a successivement produit un supposé contrat conclu entre lui et Zuckerberg et des mails échangés en 2003 et 2004. Ce sont ces derniers dont Facebook a nié la véracité, qualifiant Ceglia de «repris de justice» et d’«artiste de la fraude». Selon Business Insider, l'homme a en tout cas musclé son dossier en engageant les services de DLA Piper, un cabinet d’avocats spécialisé dans le high-tech.

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