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La bactérie E. coli tue, mais nous aide à vivre

Slate.fr, mis à jour le 05.06.2011 à 12 h 03

La bactérie Escherichia coli vue au microscope électronique. REUTERS

La bactérie Escherichia coli vue au microscope électronique. REUTERS

Avec l'épidémie qui sévit actuellement en Europe, la bactérie E. coli a très mauvaise presse. Mais Smitha Mundasad, de BBC News, nous rappelle que les bactéries ne sont pas forcément nos ennemis et que E-coli, surnommée la «bactérie tueuse» nous aide en réalité à vivre.

Si la souche O104 cause des diarrhées qui peuvent être mortelles (on dénombrait le 4 juin 19 décès consécutifs à une contamination, dont 18 en Allemagne et déjà 6 contaminations aux Etats-Unis), de nombreuses autres formes d'E. coli ne nous posent aucun problème, rappelle le site d'informations britannique.

E. coli est le premier organisme dont on a séquencé le code génétique, ce qui a permis aux chercheurs d'approfondir leur compréhension du fonctionnement de l'ADN et donc de mieux comprendre comment l'humain fonctionne.

Les bactéries E. coli sont largement utilisées dans la recherche à travers le monde parce qu'elles se présentent comme des «micro-usines» très pratiques pour les scientifiques: E. coli est «facile à cultiver, ne nécessite pas beaucoup d'énergie, ne demande pas des conditions de vie sophistiquées» et surtout, «elle peut être modifié facilement et se reproduit très rapidement».

La première avancée que les hommes doivent à E. coli est la production d'insuline humaine, cruciale pour les diabétiques. «Avec cette découverte, l'industrie de la biotechnologie moderne est née», affirme  Smitha Mundasad. La journaliste revient ensuite sur d'autres découvertes ou recherches en cours (antibiotiques, vaccins, traitement de cellules cancéreuses, production de butanol...).

En ce qui concerne E. coli O104, 20minutes.fr nous rappelle que «la bactérie ne survit pas à une cuisson d'environ deux minutes à 70 degrés». Ce qui explique pourquoi les crudités sont particulièrement en cause actuellement. Néanmoins, «les fruits et la viande, parfois consommée peu cuite voire crue, seraient toutefois aussi dans la ligne de mire des scientifiques».

Jean-Yves Nau, sur Slate.fr, expliquait qu'«on estimait jusqu’à présent que la transmission à l’homme se faisait surtout par la consommation de viande hachée (crue ou mal cuite) ainsi que par le lait cru».

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