Transformer la Lune en boule à facettes pour produire de l'électricité

lune / moon, OliBac via Flickr, CC-Licence-by

Une nouvelle méthode de collecte d'énergie pourrait voir le jour, à en croire des ingénieurs japonais. Un article du site pieuvre.ca paru le 25 mai 2011 relate la volonté de l'entreprise Shimizu de construire sur la Lune une longue bande de panneaux solaires. Le projet, nommé Anneau de Lune (Luna ring), permettrait de capturer l'énergie solaire pour en faire de l'électricité. L'électricité résultante, qui pourrait atteindre les 13.000 térawatts (13 millions de milliards de watts) produits serait transmise à la Terre, grâce à des micro-ondes ou des rayons laser.

Les plans ont été publiés par la branche de recherche de l'entreprise. Ils prévoient la construction d'une bande de 11.000 km de long, et 400 km de large, s'étendant sur le côté visible de la Lune. La construction serait effectuée directement sur la Lune: le site de la compagnie précise que la plupart des matériaux pourraient être extraits du sol lunaire. Les robots joueraient un rôle important dans ce chantier, participant à la construction et l'extraction de ressources, l'assemblage de machines et équipement dans l'espace, ou simplement le travail à la surface.

Le site pieuvre.ca précise que la robotisation de la plupart des machines permettrait «sans doute ainsi de réparer les nombreux bris causés par les impacts de météorites sur la surface lunaire».

Pour le site World Future Society, «l'Anneau de Lune est constructible. Panneaux photovoltaïques, robots contrôlés à distance, transmetteur à micro-ondes et à rayons laser sont déjà des technologies éprouvées.»

Son prix? Selon le chef de la branche de recherche, Tetsuji Yoshida, «le prix est un problème. Mais le prix est un outil humain d'échange de biens. Peut-être que ce genre de projet pourrait dépasser nos échelles habituelles de prix. Il faudrait alors trouver un nouveau terme pour le décrire».

«Un projet de cette échelle et de cette envergure devrait requérir la volonté de centaine de millions de personnes pour soutenir de nouveau un programme spatial gouvernemental. Il devrait requérir des sacrifices, sous forme d'augmentation des taxes, de coupes dans d'autres budgets, ou les deux. Aujourd'hui, cela paraît au-delà des capacités du monde développé», conclut le World Future Society.