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Une Australienne va avoir un enfant avec son défunt mari

Temps de lecture : 2 min

Une australienne vient de se voir accorder le droit d’utiliser le sperme de son défunt mari pour effectuer une fécondation in vitro (FIV).

Le mari de Mme Edwards est décédé dans un accident du travail en août 2010. Dans les 24 heures qui ont suivi le décès de son mari, elle a réussi à convaincre un juge de faire passer une ordonnance pour récolter son sperme de façon posthume et le congeler. La mort de son mari est survenue un jour avant que le couple ne signe les formulaires de consentement de fécondation in vitro pour avoir un enfant.

Selon la femme, son mari lui aurait dit:

«Si quelque chose m’arrive, je voudrais qu’une partie de moi-même soit avec toi ici. Notre bébé sera une partie de nous, notre héritage même après que nous soyons tous les deux partis.»

L’Etat du New South Wales (là où le couple vivait) interdit l’utilisation de sperme sans le consentement des deux partenaires. Mais le 23 mai, la Cour suprême a donné l’autorisation à Mme Edwards d’utiliser le sperme de son mari, à partir du 5 août.

Déjà au Royaume-Uni, en mars 1995, une femme avait fait prélever le sperme de son défunt mari. En février 1997, la cour d’appel lui a donné le droit de se rendre en Belgique pour effectuer une fécondation in vitro. Elle avait ensuite mis au monde deux enfants.

En mars 2011, le comité consultatif national d'éthique français avait tranché en faveur de l'autorisation des transferts post mortem d'embryons conçus in vitro et ce dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation si l'homme donne le consentement de son vivant. Jean-Yves Nau expliquait sur Slate.fr:

«On estime aujourd’hui en France à environ 200.000 le nombre des embryons conçus par fécondation in vitro conservés par congélation.[...]

La messe est donc bien dite puisque dans le cadre de l'examen du projet de loi de révision de la loi de bioéthique, les députés ont adopté (en première lecture, le 15 février et contre l'avis du gouvernement) la possibilité de procéder au transfert d'un embryon après le décès du «père»; du moins dans un cadre chronologiquement normé: six mois au minimum après le décès de l’homme et, au maximum dix-huit mois après. Pourquoi un tel carcan?»

Photo: mouths / The wandering Angel via Flickr by LisenseCC

Slate.fr

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