Monde

Le Vatican n'aime pas l'art contemporain

Temps de lecture : 2 min

capture d'écran du site de la Repubblica
capture d'écran du site de la Repubblica

L’Osservatore Romano n’aime pas Jean Paul II. Mais il ne s’agit pas du Pape qui vient d’être béatifié. Le journal du Vatican critique la statue dédiée à Wojtyla, inaugurée mercredi 18 mai à la gare de Termini, à Rome, lit-on sur la Repubblica.

Depuis, la statue, un géant de bronze de 4 mètres offerte par le sculpteur Oliviero Rainaldi et par la fondation Silvana Paolini Angelucci onlus, essuie de nombreuses critiques. En effet, comme le reconnaît Oliviero Rainaldi, l'oeuvre ne ressemble pas beaucoup à Wojtyla parce qu’elle a été conçue selon les critères stylistiques et esthétiques de l’art contemporain.

Des critères que ne semblerait pas apprécier le Vatican. Sur l'Osservatore Romano, on lit que la sulpture «pèche d'une médiocre reconnaissabilité». «La suggestion de l'oeuvre, estime le journal du Vatican, consiste dans l'étreinte idéale que le pontife offrait aux fidèles de son diocèse et aux nombreux pélerins et visiteurs», mais «son visage, situé au sommet de la structure, n'a qu'une lointaine ressemblance avec celui du Pape. Et dans son complexe le résultat n'est pas à la hauteur de l'intention».

Touristes et passants sont plus directs: la statue ressemblerait plus au dictateur Benito Mussolini qu'au Pape bien aimé, rapporte le Washinton Post.

Le maire de Rome, Gianni Alemanno, a affirmé qu'il prendrait en compte l'opinion des citoyens sur la statue. «Il y a un ancien proverbe: Vox Populi, vox dei (La voix du peuple est la voix de Dieu), a déclaré le maire. Et de ce point de vue, nous ne pouvons pas nous empêcher de prendre en compte l'opinion du public.»

«Je suis navré de ne pas avoir été compris», a confié le sculpteur Rainaldi, en précisant ne pas «avoir voulu réaliser une statue dans le genre XIXe siècle, mais une sculpture d'art contemporain», en se souciant du «message d'accueil universel et d'amour total pour chaque homme lié à Wojtyla». L'idée de départ de Rainaldi a eu l'aval du Vatican, par le biais de son ministre de la Culture, le cardinal Gianfranco Ravasi. Mais, d'après l'Osservatore Romano, cet aval n'aurait été donné que parce que quand l'idée a été présentée, «la symbologie était beaucoup plus évidente».

Slate.fr

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