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Guatemala: la première dame divorce pour «se marier avec le peuple»

Slate.fr, mis à jour le 20.05.2011 à 11 h 24

«Bandera Guatemala» MikeMurga, via Flickr CC Licence-By-2.0

«Bandera Guatemala» MikeMurga, via Flickr CC Licence-By-2.0

La Cour constitutionnelle guatemaltèque a confirmé le divorce du président Alvaro Colom et de sa femme Sandra Torres, rapporte la BBC Mundo. L’ancienne première dame pourra donc se présenter à la succession de son ex-époux à la prochaine élection présidentielle de septembre prochain, même si la Constitution l’interdit aux membres de la famille du président sortant.

Élu en 2008, Alvaro Colom ne peut pas se représenter pour un second mandat consécutif. Les groupes d’opposition avaient donc accusé le couple présidentiel de fraude après l’annonce de la candidature de Sandra Torres en mars dernier. Celle-ci avait alors affirmé: «Je divorce du président mais je me marie avec le peuple» lors d’un meetings de campagne, raconte l’agence Inter Press Service.

Le divorce, prononcé le 8 avril, avait été temporairement suspendu après le recours de l’Alternative novatrice d’avocats et notaires. Ceux-ci faisaient valoir l’anticonstitutionnalité d’un acte juridique demandé seulement pour contourner la loi guatemaltèque, selon Associated Press. Mais pour la Cour constitutionnelle, le divorce est un acte privé qui ne peut donc pas être annulé sur la demande d’un tiers.

Sandra Torres, 51 ans, a été proclamée candidate d’une coalition entre le parti social démocrate de son époux, l’Union nationale de l’espoir (UNE), et le centre-droit, la Grande alliance nationale (GANA) le 8 mai dernier.  Sa candidature n’a pas encore été inscrite devant le Tribunal électoral suprême.

Associated Press rappelle d’ailleurs qu’un autre recours en annulation, celui d’une autre candidate, Adela de la Torriente, n’a pas encore été résolu. Le Tribunal électoral suprême traite actuellement sa demande, selon laquelle l’inscription de Sandra Torres comme candidate présidentielle prouverait la fraude à la Constitution.

Malgré le tollé provoqué par le divorce, certains considèrent que l’interdiction constitutionnelle de se présenter à la succession d’un président membre de sa famille porte atteinte aux droits des femmes, comme l’explique Inter Press Service. Alvaro Colom et Sandra Torres se sont mariés il y a huit ans alors qu’ils étaient tous deux dirigeants politiques.   

L’interdiction d’une réélection immédiate est pourtant davantage liée au besoin de consolider une démocratie encore fragile au Guatemala.

Plusieurs autres femmes se présentent à l’élection présidentielle, notamment Rigoberta Menchú, prix Nobel de la paix 1992.

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