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Jack the Ripper: Scotland Yard veut garder l'anonymat des indics

Temps de lecture : 2 min

Blind Man's Buff, couverture du magazine Punch, 22 septembre 1888. Wikimedia Commons/Domaine public
Blind Man's Buff, couverture du magazine Punch, 22 septembre 1888. Wikimedia Commons/Domaine public

Entre août 1888 et novembre 1888, au moins cinq femmes, toutes des prostituées, ont été tuées dans le quartier de Whitechapel à Londres, en Grande-Bretagne. Et sans doute beaucoup d'autres jusqu'en 1891. À ce jour, le meurtrier, surnommé «Jack the Ripper», est toujours inconnu; la liste des suspects est longue, écrivait Siddarth Rama dans The Telegraph en février 2011.

Cent vingt-trois ans après, certains enquêteurs cherchent toujours le vrai meurtrier. Par exemple Trevor Marriott. Cet ancien enquêteur dans la brigade criminelle, essaie depuis trois ans d'obtenir les versions non censurées de quatre gros carnets, compilés par les enquêteurs d'une branche spéciale de Scotland Yard en 1888, relate The Telegraph.

Ces quatre carnets sont restés hors de portée du public depuis les meurtres de Whitechapel: ils contiendraient en effet les identités d'informateurs de la police.

Selon Trevor Marriott, «pour avoir la moindre possibilité de découvrir un jour la vérité au sujet de cette affaire, nous devons voir ce que ces cahiers contiennent».

Il a simplement commencé par demander à voir ces informations, qui tombaient sous le coup du «Freedom of Information Act». Devant le refus de la Police métropolitaine (Scotland Yard), il a alors fait appel devant le Commissaire à l'information, qui a aussi décidé que les cahiers ne devaient pas être publiés. Sa dernière option était de s'en remettre à un tribunal, ce qu'il a fait au début du mois de mai 2011, relate le Montreal Gazette.

Durant le procès, il s'est heurté à un inspecteur de police, appelé seulement «D» en raison de son rôle et de son implication dans les services de renseignement. Selon «D», si les informations des cahiers étaient révélées, «l'interprétation pour le public serait que la police a révélé l'identité d'informateurs. […] La confiance dans le système permet de protéger les informateurs, quelle que soit l'époque».

En attendant la décision finale du tribunal, qui devrait survenir plus tard cette année selon The Telegraph, seul un extrait des cahiers a été publié, d'une quarantaine de pages. Mais tous les noms des informateurs ainsi que plusieurs détails significatifs ont été masqués.

La police avait fait plusieurs erreurs lors de l'investigation des cinq premiers crimes. Le manque de technique scientifique de l'époque («pas de prise d'empreintes digitales, pas de possibilité de distinction entre le sang humain et animal», selon The Telegraph) n'a pas permis de conclure à la culpabilité du ou des meurtriers présumés.

Slate.fr

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