France

Laurent Blanc a démissionné selon Ouest-France

Slate.fr, mis à jour le 07.05.2011 à 10 h 59

Affaire des quotas, suite… selon le quotidien régional Ouest-France, le sélectionneur des Bleus, Laurent Blanc, empêtré dans l’affaire des quotas de joueurs binationaux, envisagerait de quitter son poste:

«De source proche du gouvernement, on assure qu’il a déjà présenté sa démission à la FFF où “ l’on mettrait la gomme pour le faire renoncer à partir ”. L’affaire serait jugée tellement sérieuse en très haut lieu que “ça pourrait se terminer par un coup de fil de Nicolas Sarkozy” pour le retenir».

L’ancien défenseur des Bleus champions du monde de foot en 1998 s’est empêtré dans sa défense, même si ce n’est pas lui qui a eu les mots les plus malheureux au cours de la discussion révélée par Mediapart. Fragilisé par les déclarations de certains de ses anciens camarades tricolores (Patrick Vieira, Lilian Thuram), Blanc a toutefois été défendu par certains de ses amis (Bixente Lizarazu, Christophe Dugarry, Antoine Kombouaré, notamment), et soutenu par la ministre des Sports Chantal Jouanno. L'attaché de presse des Bleus a démenti samedi à l'AFP cette démission.

Blanc a été également dédouané par la seule personne actuellement sanctionnée — actuellement suspendu, à titre provisoire — François Blaquart, le Directeur technique national, sur les ondes de RTL :

«Je peux comprendre, étant donné qu'il (le mot quota) n'a été qu'utilisé qu'une seule fois, que Laurent ne l'ait pas entendu. C'était une discussion très, très passionnée qui n'a duré que vingt minutes dans une réunion de trois heures».

Le DTN a également reconnu avoir commis une erreur avec cette discussion :

«Je ne suis pas fier, j'ai même une grande honte de voir ces termes être sortis et attachés à mon nom, à celui de Laurent Blanc et des autres acteurs. Toutes ces idées ont été balayées aussi vite qu'elles ont été prononcées ; on avait un problème, on a voulu en parler. La discussion était libre et elle n'était pas censée être enregistrée et diffusée au monde entier

Cela suffira-t-il pour effacer le défaut de vigilance et les mensonges de Blanc, qui devrait être auditionné lundi par la FFF, s’interroge le quotidien breton :

«Blanc n’est plus ce patron des Bleus bénéficiant d’un état de grâce semblant sans limite. Il penserait ne plus pouvoir continuer sa mission mais ceux qui lui ont donné les clés ne désespèrent pas de le faire changer d’avis.» Pour celui qui était présenté comme le sauveur de l’équipe de France après la déroute sud-africaine, «la sortie de crise est délicate à gérer car quelque chose est cassé.»

A lire sur Slate: Ce que l'on sait sur l'affaire des quotas

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