Life

La crise du quart de vie

Slate.fr, mis à jour le 05.05.2011 à 19 h 10

edvard munch - the scream 1893, oddsock via Flickr - CC licence by

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26 ans: on emprunte, 27 ans: on se marie, 29 ans: on obtient une promotion, 30 ans: l'heure du premier enfant.

C'est l'épuisante liste que les jeunes d'aujourd'hui tentent de compléter, lit-on sur le New Scientist. Et s'ils font un mauvais choix sur le chemin, c'est la crise. C'est en tout cas ce que montre le psychologue Oliver Robinson, de l'université de Greenwich à Londres: pour nombre de jeunes adultes, la décennie entre les 20 ans et les 30 ans est le temps de la panique et de la remise en question, ils souffrent d'une «crise du quart de vie», explique le Daily Mail.

La «crise du quart de vie», comme l'appelle Oliver Robinson, a lieu au moment où les jeunes entrent dans la vie adulte. Ils ont choisi une carrière et sont dans une relation sérieuse. Les problèmes commencent s'ils ne sont pas épanouis dans leur travail, ou si leur relation ne les convainc pas.

«Cela conduit à la sensation d'être une chose extérieurement, et autre chose intérieurement, ce qui crée une divergence entre votre comportement et le sentiment que vous avez de vous», explique le psychologue.

Afin de compendre ce qui se passe à ce moment-là, l'équipe d'Oliver Robinson a interrogé 50 personnes souffrant ou ayant souffert d'une «crise de quart de vie». Ils ont ainsi pu discerner 5 phases dans la crise:

Phase 1 - La sensation d'être coincés dans ses choix de vie. Comme si on était en mode pilote automatique.

Phase 2 - Une envie croissante de tout changer et le sentiment de pouvoir y arriver.

Phase 3 - On quitte le travail, ou on rompt la relation, bref on met fin à ce qui nous opprimait et on s'embarque dans une période hors du temps où on tente de comprendre ce qu'on veut véritablement être.

Phase 4 - On reconstruit notre vie.

Phase 5 - On développe de nouveaux engagements plus compatibles avec nos intérêts et aspirations.

Les personnes les plus vulnérables à ce genre de crises seraient les jeunes qui souhaitent réussir conventionnellement mais en même temps ont une vision très idéaliste sur ce que devrait être leur vie.

80% des personnes interrogées portent, avec le recul, un regard positif sur leur crise. Mais surtout, il semblerait que ces personnes sont moins suscptibles de traverser une crise de la cinquantaine.

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