Monde

De nouvelles méthodes d'évaluation des fuites de pétrole

Slate.fr, mis à jour le 02.05.2011 à 16 h 42

April 29, 2003 - Falmouth, MA - Division E2 - Bouchard Oil Spill, Massachusetts Dept. of Environmental Protection via Flickr, CC-Licence-by

April 29, 2003 - Falmouth, MA - Division E2 - Bouchard Oil Spill, Massachusetts Dept. of Environmental Protection via Flickr, CC-Licence-by

De nouvelles méthodes de repérage et d'évaluation des fuites de pétrole pourraient être employées, raconte le magazine Wired dans un article du 29 avril 2011. Skytruth, une association dirigée par John Amos, tente de promouvoir une nouvelle méthode de détection les fuites: utiliser les satellites privés, notamment ceux qui peuvent détecter les rayons infrarouges, les micro-ondes et parfois même les ondes radar.

Ceux-ci peuvent «voir à travers les nuages», déceler des changements physiques à la surface de l'eau et prendre des photos de jour comme de nuit.

Selon John Amos, «l'industrie pétrolière a fait un travail formidable afin de convaincre le grand public que la pollution due aux forages est inexistante. Mais nous avons découvert que des puits endommagés par les ouragans de 2005 ont toujours des fuites».

Hans Graber, du Centre de détection «Cstars», avait déjà prouvé lors de la catastrophe de Deepwater la capacité des satellites à retransmettre une image utilisable. Le centre avait fourni au gouvernement américain une estimation «presque en temps réel» de la catastrophe, grâce à la récupération de données venant d'une dizaine de satellites, peut-on lire sur le site du projet.

Pour l'instant, les pollueurs reçoivent des amendes sur la base de leurs déclarations au Centre National de Réaction (National response center). Comme le relate le site Nature News, ces déclarations font souvent état de fuites sous-évaluées. À titre d'exemple, si les rapports indiquent environ 53 litres de fuites de la plateforme Taylor Energy 23051 par jour, «notre analyse par l'image montre que le débit de la fuite doit être plus grand, probablement d'un facteur 10», indique John Amos, qui analyse les rapports.

Le manque de fonds et la mauvaise volonté des compagnies pétrolières n'ont pour l'instant pas permis la mise en place d'un système à grande échelle, selon Wired. En attendant, Skytruth a mis en place le 19 avril un consortium avec SouthWings, une organisation de pilotes privée, et Waterkeeper Alliance, qui effectue des contrôles de pollution de l'eau. «Skytruth récupère et analyse les images satellites, permettant à SouthWings et Waterkeeper d'utiliser ses informations pour organiser des survols et des études d'échantillons d'eau», relate John Amos.

Un an après la catastrophe de Deepwater Horizon, on peut encore constater de multiples fuites dans le Golfe du Mexique. Ces fuites proviennent sans doute des 32.000 kilomètres de tuyaux qui parcourent le sol du Golfe du Mexique, 3.600 forages ayant déjà été effectués, toujours selon Wired.

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