Monde

La librairie qui ne vend qu'un livre

Slate.fr, mis à jour le 29.04.2011 à 19 h 23

Arcimboldo Librarian Stokholm, wikimedia

Arcimboldo Librarian Stokholm, wikimedia

Si vous vous trouvez dans le Ed’s Martian Book, une librairie située dans le West Village à New York, vous aurez beau regarder dans le moindre recoin, vous ne trouverez que 3.000 copies du même livre... celui de son propriétaire, Andrew Kessler, nous apprend le Seattle Post Intelligencer.

L'oeuvre, vendue à 27.95 dollars l'exemplaire, s'appelle Martian Summer: Robot Arms, Cowboy Spacemen, and My 90 Days With the Phoenix Mars Mission. Son auteur, le monobouquiniste, comme il se définit lui-même, y relate son expérience dans un centre de contrôle avec une équipe de scientifiques et d'ingénieurs, lit-on sur le Time.

En 2008, Andrew Kessler a passé 90 mois dans un centre de contrôle, dans le cadre de la mission de la Nasa, Phoenix Mars Lander mission, explique le New York Times.

Le magasin est en partie un stratagème de marketing (Andrew Kessler est le directeur artistique d'une agence de publicité), mais aussi une méditation sur le livre à l'ère du tout numérique.

«Les livres deviennent ainsi une installation artistique, affirme-t-il. Nous devrions tenir à eux

Andrew Kessler tire son inspiration de restaurants comme le Meatball Shop, dans le Lower Esat Side, qui, comme son nom l'indique, ne vend que des boulettes de cochon.

«Je pensais aux personnes qui ne vendent qu'une chose, mais très bien

Andrew Kessler n'est pas le premier: Walter Swan, un ancien plâtrier devenu auteur, a ouvert le One Book Bookstore à Bisbee, en Arizona, après avoir auto-publié un recueil de nouvelles sur sa vie que les éditeurs refusaient.

Quant aux réactions du public, elles sont variées... Après de nombreuses interrogations, Andrew Kessler a placé une affiche à l'extérieur de sa librairie:

«On n'a qu'un livre, mais on n'est pas de la Scientologie.»

Christopher Schelling, un agent littéraire, et David Rakoff, écrivain, semblent apprécier le concept.

«Tout le monde déplore la mort des livres imprimés, affirme Christopher Schelling. Et il y en a une tonne ici

«La plupart des auteurs trouve aliénant le fait de ne jamais voir leur livre dans une librairie, ni à l'aéroport», conclut David Rakoff.

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