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Plus on a de pouvoir, plus on est infidèle

Slate.fr, mis à jour le 29.04.2011 à 13 h 48

Édouard-Henri Avril, wikimedia

Édouard-Henri Avril, wikimedia

Bill Clinton. Newt Gingrich. Eliot Spitzer. Mark Sanford. Le Time s'amuse à citer les hommes politiques dont le point commun n'est pas le parti ou la philosophie, mais l'infidélité.

«Les probabilités [d'infidélité] augmentent avec le pouvoir de la personne», affirme Joris Lammers, auteur d'une étude qui se penche sur les liens entre sexe et pouvoir.

Publiée dans Psychological Science, l'étude se fonde sur l'analyse des résultats d'un sondage mené sur 1.561 lecteurs d'une revue d'affaires néerlandaise. Parmi les participants, 58% n'avaient pas un poste à responsabilités, 22% avaient quelques responsabilités de gestion, 14% étaient des cadres moyens, et 6% avaient de hauts postes dans la direction.

Goût du risque?

Les chercheurs ont aussi demandé aux participants d'indiquer quel degré de puissance ils estimaient avoir. Et l'équipe a également mesuré d'autres variantes, comme la confiance en soi, la distance et la perception du risque en ce qui concerne l'infidélité, explique le Daily Mail.

«On croit souvent que les hommes qui ont du pouvoir sont plus susceptibles d'être infidèles parce qu'ils aiment le risque, ou en raison de la distance, des déplacements dus au travail notamment, affirme Joris Lammers. Mais nous avons trouvé peu de corrélation avec ces deux présupposés [et l'infidélité].»

Ce que montre l'étude, c'est que plus la personne bénéficie d'un poste haut placé dans la hiérarchie, plus elle a de chances d'avoir trompé son partenaire, ou a l'intention de le faire. Et ce, que la personne soit un homme ou une femme. Le sexe ne semble donc pas avoir d'influence sur l'infidélité.

Bien plus qu'au plaisir du risque ou à la distance, l'infidélité semblerait donc liée à la confiance en soi.

«Mes recherches et celles de mes collègues montrent que l'un des effets les plus forts du pouvoir consiste dans l'augmentation des sentiments de confiance, analyse Lammers. La sensation d'une baisse de pouvoir amène à se focaliser sur la menace et le danger. Mais le pouvoir conduit à cette sensation désinhibée qui fait qu'on croit pouvoir obtenir ce que l'on veut et qu'il faut prendre des risques pour l'obtenir

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