Économie

L'immigration est nécessaire

Temps de lecture : 2 min

Workers/ Daily sunny via Flickr CC license by
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L’immigration serait un problème pour le vieux continent. C’est un discours connu et de plus en plus ressassé.

Pourtant, selon une étude de l’Institut de l’économie allemande (IW) de Cologne reprise par MyEurop, «1,2 million de personnes» sont attendues en Allemagne. Et «800.000 personnes devraient venir s’installer dans le pays d’ici la fin 2012».

Des migrants qui doivent arriver des pays ayant intégré l’Union européenne en 2004 (République tchèque, Slovaquie, Slovénie, Pologne, Hongrie, Chypre, Malte, Lettonie, Lituanie et Estonie) et qui pourront donc, à partir du 1er mai prochain, circuler librement en Europe.

Les préjugés ont la vie dure

Allant à contre-courant des messages qui nous proviennent sur l’impact -négatif- des flux migratoires en Europe, la ministre du Travail allemande, Ursula von der Leyen rappelle, pour sa part, qu’il n’y a pas «le moindre indice allant dans ce sens. Je vois dans la libéralisation du marché du travail au contraire plus de chance que de risque».

Une opinion dont Eric Le Boucher se faisait l’écho sur Slate, dans un article intitulé «Les bienfaits de l’immigration»:

«Dans l’Europe des Vingt-Sept, déjà dix pays voient leur population vieillir et rétrécir. A commencer par l’Allemagne. A partir de 2015, l’évolution démographique de l’ensemble de l’Union européenne sera négative. L’immigration est le seul moteur démographique positif. Or pour les économistes, le premier facteur de décroissance est la baisse de la population. Pour croître, une économie a besoin d’un marché du travail actif.»

Le site PressEurop fait lui aussi état de la confusion des esprits. Mais cette fois, il s'agit des Pays-Bas dont le gouvernement veut durcir les règle d'immigration du travail en provenance des pays de l'UE. Une volonté politique qui soulève des questions sur le fond. Car il apparaît nécessaire de disposer d'une main d'oeuvre bon marché sur son territoire. Les travailleurs en provenance de Pologne, Roumanie ou Lituanie font «tourner des milliers de sociétés néerlandaises et des secteurs entiers, comme celui de l'agriculture», écrit PressEurop.

Ceci dit, les préjugés ont la vie dure. MyEurop souligne que ces axes d’analyse n’empêchent pas les salariés allemands d’être sceptiques.

«Selon de récents sondages, ils sont 40% à craindre la concurrence de leurs voisins de l'Est sur le marché du travail. De même que les syndicats qui mettent en avant le risque de dumping salarial des Polonais et des Tchèques qui seraient prêts à accepter des rémunérations moins élevées en passant la frontière chaque jour pour aller travailler en Allemagne, tout en vivant dans leur pays où le coût de la vie reste beaucoup moins élevé.»

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