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Le MIT préconise le stockage temporaire des déchets nucléaires

Temps de lecture : 2 min

Faut-il trouver une solution temporaire mais à long terme de stockage des déchets radioactifs? C'est ce que propose une nouvelle étude du Massachusetts Institute of Technology (MIT) parue en mars 2011, relate le site MIT News.

Les États-Unis se trouvent actuellement dans une situation délicate, selon le site Technology Review. Au début de la construction des centrales américaines, les ingénieurs ont en effet souhaité stocker dans ces centrales le combustible utilisé, en prévision du jour où il pourrait être réutilisé pour générer plus d'électricité. Quand l'idée de le retraiter a été abandonnée (devant le peu de progrès des technologies), le gouvernement américain n'a pu que chercher à le stocker à long terme (l'enfouissement, avec les risques que cela engendre), comme le fait déjà l'Europe. Mais aucune décision définitive n'a pour l'instant été prise, raconte le New York Times.

Les nouvelles propositions du rapport pointent vers l'organisation d'une zone de stockage temporaire mais durable (pour un siècle), en attendant soit de nouvelles évolutions technologiques permettant la réutilisation en centrales de ce combustible, soit de nouveaux moyens de stockages plus sûrs:

«Le manque de plan clair pour un procédé de stockage a court terme a créé une accumulation de matériaux radioactifs dans les piscines de refroidissement des centrales, qui sont potentiellement vulnérables à des catastrophes naturelles ou des attaques terroristes.»

Le rapport (PDF) a été réalisé sous la houlette du conseil d'initiative à l'énergie du MIT, d'Ernest Moniz (professeur de physique) et de Mujid Kazimi, professeur en ingénierie nucléaire pour la firme Tepco et directeur du centre pour les systèmes avancés nucléaires. Il fait suite à une étude de 2003 sur le futur de la puissance nucléaire, et indique que les moyens de conservation des déchets radioactifs ont été sous-évalués dans le débat. Il évoque plusieurs solutions, tant matérielles que théoriques, tout en répétant que le choix dans le stockages des déchets devra être le plus large possible.

Le rapport était déjà en préparation en septembre 2010, mais son intérêt a été décuplé par les événements japonais de mars 2011, selon MIT News. Le désastre —toujours en cours— de la centrale de Fukushima Dai-ichi, au Japon, a été rendu plus difficile à gérer en raison de la présence de déchets radioactifs encore stockés sur place.

Photo: Ouvrier prenant des mesures de radioactivité près d'une salle de stockage de déchets nucléaires à Asse, près du village de Remlingen en Allemagne. REUTERS/Tobias Schwarz

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