Culture

Un écrivain chinois veut se faire le visage de Shakespeare

Temps de lecture : 2 min

Une gravure représentant William Shakespeare. Photo
Une gravure représentant William Shakespeare. Photo tonynetone via Flickr CC License by

«To be or not to be Shakespeare» («Etre ou ne pas être Shakespeare»), telle est la question à laquelle un auteur chinois à succès a choisi de répondre en ayant recours à la chirurgie esthétique: selon le Shanghai Daily, Zhang Yiyi s’apprête à dépenser 1,2 million de yuans (environ 127.000 euros) pour dix liftings, un par mois, afin de ressembler au dramaturge britannique.

Son objectif: «permettre aux gens tout autour du monde de pleurer» l’auteur, ce qui n’avait évidemment sans doute pas été le cas au moment de sa disparition à Stratford-upon-Avon, en 1616. «La vie est un processus de combat pour devenir une personne meilleure. Je pense que ces opérations valent l’argent dépensé», a déclaré le futur cobaye. L’article précise que Zhang Yiyi passera un checkup tous les mois mais que «les opérations ne devraient pas être trop difficiles car Zhang a une figure bien découpée avec un nez en pointe et des yeux enfoncés, qui offre une certaine ressemblance avec celle de Shakespeare».

Il se compare à Confucius et Lao Tseu

Le jeune auteur n’est pas un inconnu en Chine, le moteur de recherche local Baidu l’ayant classé dans les trente jeunes écrivains (ceux nés après 1979, année de l’adoption de la politique de l’enfant unique) les plus influents du pays. Le Quotidien du peuple nous apprend ainsi qu’il avait été classé l’an dernier par un sondage dans le top 10 des jeunes célibataires chinois, tandis que le Shanghai Daily explique qu’il a envoyé une lettre de demande en mariage à une célèbre présentatrice télé en 2006 et a publié en 2008 un livre polémique sur les agissements des dirigeants de treize provinces et municipalités.

Le site d’information China.org.cn explique lui que Zhang Yiyi s’est comparé dans son livre The Study on Sensationalization aux penseurs célèbres Confucius et Lao-Tseu et est «bien connu en Chine pour ses propos surprenants». Il publie également une photo qui permet de se rendre compte que le jeune auteur n’a qu’une ressemblance lointaine avec Shakespeare.

Le Shanghai Daily explique par ailleurs que, dans l’affaire Shakespeare, des communautés en ligne «l’ont critiqué pour davantage chercher la publicité que se concentrer sur son écriture»: plutôt que «to be or not to be», beaucoup de bruit pour rien, donc?

Slate.fr

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