Monde

Ne tatouez pas une scène de crime sur votre torse

Slate.fr, mis à jour le 22.04.2011 à 16 h 10

Anthony Garcia / Los Angeles County Sheriff's Department

Anthony Garcia / Los Angeles County Sheriff's Department

«Ce n'est pas vraiment ce à quoi les gens pensent lorsqu'ils vous disent que vous allez regretter de vous être fait tatouer», ironise The Daily Beast: Anthony Garcia a été condamné pour assassinat après que l'enquêteur Kevin Lloyd a remarqué un étrange tatouage sur son torse, en observant une photographie. Etonnant? Pas vraiment, puisque le tatouage représente la scène d'un meurtre dans un magasin, un crime que n'avait pas réussi à résoudre Lloyd en 2004.

Le LA Times raconte cette incroyable histoire.

On est en 2008. Tout commence par une scène de routine: l'enquêteur Kevin Lloyd parcourait des photographies de membres de gang tatoués. L'une d'entre elles attire son attention. Inscrite à l'encre sur le ventre rondelet d'un jeune gangster, Pico Tivera, qui vient d'être attrapé puis relâché pour une affaire mineure, l'inspecteur voit la scène du meurtre qu'il n'a pas pu résoudre en 2004. La scène est dessinée au détail près: les lumières de Noël qui pendaient du plafond du magasin dans lequel son propriétaire, le jeune John Juarez, a été tué; la direction dans laquelle son corps est tombé, les panneaux de la route... et au-dessus de ce dessin minutieux, une bannière: RIVERA KILLS, une référence au gang Rivera-13.

Avant d'être relâchés, on demande aux membres de gang de retirer leur haut et on prend leurs tatouages en photo. Souvent, les tagueurs marquent leur corps avec les mêmes signes qu'ils dessinent sur les bus ou les murs. Les membres de gang se font souvent tatouer des éléments symboliques: des scènes de prison où ils ont passé du temps par exemple.

Cette découverte lance une étonnante investigation, qui conduit à l'arrestation d'Anthony Garcia. Ensuite les policiers, qui se font passer pour les membres d'un gang, discutent avec Garcia, dans sa cellule de détention. Ils arrivent à obtenir une confession, qui conduit à la condamnation du jeune pour assassinat. Fier de ses actes, Garcia a vite parlé du meurtre. Il ne savait pas que sa conversation était enregistrée.

Malgré la tradition de tatouages auprès des gangs, le représentation d'une scène de crime est un fait rare. «Je n'ai jamais vu, ni entendu, rien de semblable», déclare le lieutenant Dave Dolson.

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