Culture

Les plus beaux ratés de Gallimard

Temps de lecture : 2 min

Gallimard, cent ans, beaucoup de succès et quelques jolis ratés. L’éditeur fête actuellement son centenaire avec notamment une exposition à la BNF, qui dévoile des fiches de lecture de son comité éditorial. L’occasion pour L’Express de se pencher sur quelques grands écrivains que la maison a manqués… puis récupérés.

Il y a eu les romans jugés ratés: Du côté de chez Swann de Proust, qui tomba des mains d’André Gide, qui parla ensuite de «la plus grave erreur de la NRF»; Au Château d’Argol de Julien Gracq, jugé «terriblement ennuyeux, inutile»; Ulysse de James Joyce, un «vain bavardage» dont Paul Claudel déplora l’«absence de talent vraiment diabolique». Il y a aussi ceux dont le sujet (Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell) ou le concept (L’Usage du monde de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet, mélangeant textes et dessins) ne convint pas, ou pour qui la réponse ne fut pas assez rapide (Voyage au bout de la nuit de Céline, jugé bon mais «à élaguer»).

L’Express raconte aussi, néanmoins, comment Gallimard a réussi à rattraper toutes ces bévues, en promettant un salaire mensuel à Proust, en récupérant in extremis Autant en emporte le vent avant sa publication par un concurrent, en rachetant les droits de Ulysse, en attirant Julien Gracq en lui proposant la Pléiade ou en faisant signer Céline en 1951, quand il s'est retrouvé libre de tout éditeur.

Photo: détail de la couverture de Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, lors de sa première publication chez Denoël (1932).

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