Life

La musique, facteur de dépression?

Slate.fr, mis à jour le 20.04.2011 à 12 h 14

Tous les ados sont branchés à leurs mp3. Certains ont même leurs écouteurs dans les oreilles quand ils sont avec leurs parents. Une tendance qui pourrait être facteur de dépression, explique une étude publiée dans les Archives de médecine pédiatrique et adolescente que reprend Time Magazine.

Des chercheurs de l'Ecole de médecine de l'université de Pittsburgh suggèrent en effet que les jeunes qui passent trop de temps à écouter de la musique augmente leur risque de flirter avec la dépression. Qui plus est s'ils ont totalement délaissé les livres. Le risque serait 80% plus important.

«À ce stade, on ne peut pas tirer de vraie conclusion. Est-ce qu'ils écoutent plus de musique parce qu'ils sont déprimés et souhaitent trouver une échappatoire, ou dépriment-ils parce qu'ils écoutent de la musique à trop haute fréquence? Peut-être les deux», souligne Brian Primack, le responsable de l'équipe de chercheurs à l'origine de l'étude.

A l'inverse d'une consommation musicale à haute dose, l'étude relève que les adolescents qui s'adonnent à la lecture auraient 50% de risque en moins de tomber dans le trou noir de la dépression.

Cette étude s'est appuyée sur un panel de 106 jeunes âgés de 7 à 17 ans et ce, pendant deux mois. Quarante-six d'entre eux avaient été diagnostiqués comme ayant déjà été victimes d'une dépression. Les chercheurs ont ensuite suivi de façon régulière les usages des jeunes gens étudiés. Par des appels téléphoniques répétés, ils se tenaient informés de leurs modes de consommation.

Résultat: la télé est la plus consultée des médias avec 26% des jeunes installés devant le petit écran lors des appels. 9% d'entre eux sont surpris en train d'écouter de la musique. Et 6% sont des internautes ou des «gamers». Les consommateurs de musique seraient les sujets les plus enclins à la dépression, affirme l'étude.

«La tristesse est un grand thème de la musique populaire. L'écoute de ces messages permet parfois de ne pas se sentir par trop seul (…) Mais être trop exposé à des thèmes trop noir peut également contribuer au développement d'un terrain dépressif.»

Pour Brian Primack, les conclusions de ses recherches vont permettre de sensibiliser les parents. Et leur donner de nouveaux arguments pour que leurs enfants lâchent leur mp3 et autres baladeurs au moment du dîner, par exemple.

Photo: 25 novembre 2009/ Mcfarlandmo via Flick CC license by

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte