Partager cet article

Comment détecter les menteurs?

Quelle différence y a-t-il entre un téléspectateur lambda et un chercheur en psychologie tous deux affalés devant NCIS, The Mentalist ou Lie To Me? L'un comme l'autre, ils sont fascinés par les personnages de fiction capables de déceler le moindre mensonge. Mais le chercheur, lui, veut connaître leurs trucs.

Une étude des universités de Portsmouth et Gothenburg (PDF), rapportée par The Huffington Post, passe en revue ce que pourraient être les techniques utilisées par les Leroy Jethro Gibbs (NCIS), Cal Lightman (Lie To Me) et autres Patrick Jane (The Mentalist) pour débusquer les menteurs de tout poil.

Trailer M6 de "Lie To Me"

Car le bon menteur est un athlète de haut niveau. Imaginer une histoire de toutes pièces, crédible et cohérente, n'est pas à la portée de tous. La raconter en ayant l'air honnête, sincère tout en évitant de laisser un seul indice de sa culpabilité devient du grand art. Mais plus que tout autre, le menteur s'assure d'être cru. Il observe les réactions de l'autre. Et effectuer ces tâches de manière simultanée est un exercice cognitif intense, rarement maîtrisé.

Le cerveau à saturation

Mais quand il l'est, comment détecter le mensonge? En augmentant la difficulté de l'exercice, tout en se focalisant sur ce qui pourrait trahir notre menteur.

La première stratégie proposée consiste à faire raconter l'histoire à l'envers. Les résultats des expériences menées sont frappants: alors que seuls 42% des mensonges étaient détectés dans les conditions normales, c'est 60% de menteurs qui sont alors confondus.

Les stratégies d'interrogatoire traditionnelles font aussi leur effet. Les questions ouvertes, qui obligent l'interrogé à développer, augmentent la probabilité d'erreurs, tout comme les questions inattendues. Dans les deux cas, le menteur se trouve contraint à l'improvisation, bien plus exigeante.

Enfin, toutes les techniques de déstabilisation sont les bienvenues: se faire l'avocat du diable suscite de la surprise, un paramètre de plus à gérer pour le menteur. Même conséquence avec l'invocation d'une preuve, qu'elle existe ou non.

Mais pas besoin d'être un spécialiste de l'interrogatoire pour connaître la technique la plus intuitive et souvent très efficace: regarder le menteur droit dans les yeux.

Photo: .Pinocchio/Juliana Coutinho via Flickr - CC Licence By

Vous devez être membre de Slate+ et connecté pour pouvoir commenter.
Pour devenir membre ou vous connecter, rendez-vous sur Slate+.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte