Life

L'email qui pourrait coûter la moitié de Facebook à Mark Zuckerberg

Slate.fr, mis à jour le 12.04.2011 à 18 h 21

Mark Zuckerberg a beau avoir remporté une victoire juridique de taille contre les jumeaux Winklevoss, le fondateur de Facebook se retrouve de nouveau menacé, par un New-yorkais qui affirme avoir droit à 50% de l'entreprise.

Paul Ceglia a porté plainte à l'été 2010, affirmant avoir signé un contrat avec Mark Zuckerberg en 2003 pour développer ce qui allait devenir Facebook, rapportait alors Zdnet. D'après ses dires, le contrat lui accordait 50% des parts de l'entreprise et 1% de plus par journée de retard du lancement du site. Comme celui-ci avait été prévu pour le 1er janvier 2004 mais finalement sorti le 4 février, Paul Ceglia assurait avoir droit à 84% des parts du site.

Mais, à l'époque, rappelle The Atlantic, personne n'avait accordé d'importance à cet inconnu, et ce pour plusieurs raisons:

1. Il avait attendu 7 ans pour porter plainte.

2. C'était un ancien détenu, impliqué dans une affaire de fraude en 1997.

3. Il était difficile de croire qu'à cette étape avancée du site, Mark Zuckerberg pourrait en perdre le contrôle.

4. L'entreprise a officiellement nié les déclarations de Ceglia.

Mais désormais, alors même que Facebook vient de réitérer ses dénégations, la plainte est soudainement devenue plus sérieuse: Paul Ceglia a apporté à la cour des emails échangés entre lui et Zuckerberg et qui donnent du crédit à ses demandes.

Business Insider publie tous ces emails commentés, et The Atlantic en retient un en particulier. Dans cet échange, Mark Zuckerberg écrit:

«D'après notre contrat, je te dois 30% en plus de notre business en pénalités de retard, ce qui te donnerait 80% de l'entreprise. Premièrement, je trouve ça complètement injuste parce que j'ai tellement travaillé sur ton site à toi, ce qui a causé ces retards. Et deuxièmement je ne pense même pas que ce soit légal de vouloir infliger de telles pénalités.»

Il demande à Ceglia de revenir à l'accord initial 50-50, ce que ce dernier accepte.

Voici un extrait de la plainte avec l'email en question:

Pour Business Insider, à qui Facebook a affirmé que ces emails étaient des faux et que la plainte ne tenait pas debout, les échanges électroniques semblent on ne peut plus vrais. Le site note que si ceux-ci et le contrat sont en fait faux, la fraude devrait être on ne peut plus facile à démontrer, voire qu'elle l'aurait déjà été.

Rien n'explique pour l'instant pourquoi Paul Ceglia a attendu 7 ans pour porter plainte. L'été dernier, il affirmait qu'il avait oublié l'existence du contrat... et qu'il était tombé dessus alors qu'il cherchait d'autres documents en rapport avec l'affaire de fraude dans laquelle il était impliqué!

Photo: Mark Zuckerberg / deneyterrio via Flickr CC License by

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