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Le futur réacteur iranien «a de grandes chances d'exploser»

Temps de lecture : 2 min

La centrale de Bushehr Reuters/ Caren Firouz
La centrale de Bushehr Reuters/ Caren Firouz

Le réacteur nucléaire de la centrale iranienne de Bushehr qui doit entrer en service en mai est un «amalgame incertain de technologies antiques et illégales des années 1970 venant d'Allemagne, de Russie et du scientifique voyou Pakistanais A.Q Khan et tout cela situé à la jonction de trois plaques tectoniques».

Le magazine américain The Atlantic s'interroge ainsi sur les dangers du programme nucléaire de la République islamique d'Iran mené clandestinement, sous embargo et dans des conditions techniques douteuses. Le dernier incident en date étant une attaque informatique d'origine israélienne et américaine via le virus Stuxnet dont personne ne semble sûr qu'elle n'aura pas encore des conséquences sur le contrôle et le fonctionnement de la centrale.

The Atlantic souligne que la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon a enfin provoqué en Iran un débat bienvenu sur les dangers du programme nucléaire. Un programme qualifié dans le passé par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad de «train sans freins».

Le site israélien Debka révèle que les dirigeants saoudiens, dont le territoire est situé à quelques centaines de kilomètres de Bushehr, ont demandé à l'administration américaine lors de deux réunions convoquées d'urgence les 4 et 11 avril d'intervenir pour bloquer un réacteur «qui a de grandes chances d'exploser» et va exposer toute la région du Golfe à un désastre comparable à celui de Fukushima.

Le 26 janvier, l'ambassadeur russe auprès de l'Otan, Dmitry Rogozin, a demandé publiquement une enquête sur les conséquences de l'attaque par le virus Stuxnet des ordinateurs gérant le réacteur de Bushehr. Il avait notamment affirmé que l'attaque informatique sur le réacteur d'origine russe «pourrait provoquer un désastre de l'ampleur de celui de Tchernobyl».

Mahmoud Ahmadinejad a beau déclarer que les normes de sécurité de Bushehr sont «au standard le plus élevé», The Atlantic souligne que de nombreux Iraniens expriment leurs craintes. Ils rappellent que l'Iran se situe dans une zone où les tremblements de terre sont fréquents et que le séisme de 6,6 sur l'échelle de Richter qui a frappé en 2003 la ville de Bam a tué 60.000 personnes et détruit 85% des habitations de la ville dont la plupart n'ont toujours pas été reconstruites. Téhéran n'a procédé jusqu'à aujourd'hui à aucun exercice d'évacuation des habitants de Bushehr.

Selon les autorités iraniennes, la centrale devrait entrer «en phase critique entre le 5 et le 10 mai» et devrait commencer à produire de l'électricité dans les trois mois suivants. Le personnel iranien a été formé par le groupe public russe Rosatom dont les techniciens resteront sur place quelques temps après la mise en service.

Photo: La centrale de Bushehr Reuters/ Caren Firouz

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