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Les liquidateurs japonais pensent qu'ils vont mourir dans quelques semaines

«Ils sont arrivés à la conclusion qu'il est inévitable que certains d'entre eux meurent d'ici quelques semaines, ou quelques mois. Ils savent que c'est impossible qu'ils n'aient pas été exposés à des doses létales de radiation.» C'est ainsi que la mère d'un des liquidateurs de la Fukushima 50, cette équipe d'ouvriers qui tente d'empêcher la fonte des quatre réacteurs endommagés lors du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars, rapporte les propos de son fils.

Au téléphone avec un interprète, c'est en larmes que cette femme révèle ces informations à Foxnews.

«Il m'a dit qu'ils ont tous accepté le fait qu'ils vont probablement mourir des suites des radiations, soit dans le court terme, soit d'un cancer sur le long terme.»

La mère du liquidateur s'est exprimée sous anonymat: d'après elle, on aurait demandé aux liquidateurs de ne pas communiquer avec les médias et avec leurs familles, afin de ne pas déclencher la panique. Elle n'a pas pu indiquer si les liquidateurs souffrent déjà de malaises en raison des radiations auxquelles ils sont exposés.

La Tokyo Electric Power Company (Tepco) affirme qu'une équipe médicale conduit des examens réguliers sur ses ouvriers pour détecter les éventuels signes de malaise liés à la contamination radioactive. Depuis le début des opérations, plusieurs ouvriers se sont blessés sur le site: trois d'entre eux ont été hospitalisés après avoir marché dans une flaque d'eau fortement radioactive, explique BBC News.

Ces liquidateurs qui sacrifient leur vie pour leur patrie attirent l'attention des médias depuis qu'ils s'activent dans la centrale de Fukushima Dai-ichi. Gizmodo a ainsi publié des photographies et une vidéo prises par les ouvriers de l'intérieur du réacteur 3. Ces photographies, d'une qualité assez basse (probablement prises à l'aide d'un téléphone portable) montrent les ouvriers, toujours affairés autour des réacteurs, ainsi que l'intérieur du réacteur 3 en partie dévasté.

Photo: Des salariés de Fukushima, le 23 mars 2011, REUTERS/Nuclear and Industrial Safety Agency via Kyodo.

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